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Cinq choses à savoir sur le village des marques de Miramas

Bouches-du-Rhône le - - BTP

Cinq choses à savoir sur le village des marques de Miramas

McArthurGlen a posé, ce 13 octobre, la première pierre du village des marques de Miramas. Ce complexe de 120 boutiques de prêt à porter à prix cassés devrait ouvrir ses portes à la fin du premier semestre 2017. Montant de l'investissement : 120 millions d'euros.

Elus et dirigeants du groupe britannique McArthurGlen ont posé, ce 13 octobre, la première pierre du village des marques de Miramas (26.000 habitants). Premier du genre dans le sud-est de la France (le concurrent le plus proche est installé à 200 km, à Romans dans la Drôme), ce centre de magasins d’usine compte attirer à son ouverture, au printemps 2017, « près de 2,5 millions de visiteurs par an et créer près de 600 emplois », a indiqué Michael Natas, directeur général adjoint de McArthurGlen.

1. Une locomotive pour la ZAC de la Péronne

« Nous y sommes arrivés ! », a soupiré le maire PS de Miramas, Frédéric Vigouroux saluant « l’engagement clair et net de l’investisseur » dans ce projet instigué en 2009. L’édile veut voir dans cette opération longtemps controversée (la CDAC avait retoqué le dossier en 2010) une locomotive à même de tirer le développement de la Zac de la Péronne (98 ha), « une Zac aux potentialités hallucinantes », « véritable projet urbain à même de rompre avec le destin de cité dortoir » qui a longtemps collé à la peau de sa ville.

2. Le créneau du tourisme commercial

Cet « outlet village » sera le troisième développé dans l’Hexagone par l’enseigne britannique, après ceux de Roubaix et de Troyes. Comme ses deux homologues, il rayonnera sur un territoire beaucoup plus large que celui des hypermarchés. « Ce type de centre commercial ne fonctionne pas avec des flux liés à l’achat du quotidien. On est plus sur du tourisme commercial », précise Romain Kalfon, responsable du développement de McArthurGlen, avant d'ajouter :

« La zone de chalandise du village provençal regroupe près de 4,5 millions de personnes situées dans un rayon de 90 minutes du site en voiture. Au delà, nous ciblons les millions de touristes qui viennent en Provence »

Et, comme en Italie, le distributeur compte travailler avec les tours operators afin qu’ils inscrivent le « village » de Miramas sur leurs circuits...

3. Quelles marques ?

La palette de l’offre commerciale n’est pas encore définie. A vingt mois de l’ouverture, on pourrait s’en étonner. Mais le sujet n’inquiète pas le promoteur. Celui-ci compte puiser dans son épais catalogue de partenaires qui regroupe « plus de 900 marques » avec quelques fleurons comme Armani, Calvin Klein, Ralph Lauren, Lacoste, Kenzo, Prada, Desigual, Versace...

4. Un investissement de 120 M€

Le chantier piloté par Eiffage devrait durer vingt mois : le groupe de BTP s’est engagé à livrer le complexe, et notamment les coques de ses 120 boutiques et de ses 8 cafés et restaurants (25.000 m2 au total), pour le mois de mars 2017. Le montant de l’investissement s’élève à 120 millions d’euros (dont 50 M€ de travaux).

(Photo William Allaire)

Le village sort de terre sur l’emprise d’un ancien domaine agricole (20 ha) acquis auprès de la Compagnie agricole de la Crau, filiale de Sabéton, numéro 2 français des pâtes fraîches (montant de la transaction : 16,5 M€ HT). Il est situé en lisière de la plaine de Crau, zone classée Natura 2000. Un environnement fragile qui a poussé le promoteur à montrer patte verte : le centre, dessiné par le cabinet marseillais MAP architecture, sera labellisé Breeam « very good», 2.000 mètres carrés de panneaux  photovoltaïques couvriront ses toitures et son chauffage sera assuré par une chaufferie bois...

5. La carte du régionalisme

A l’instar de la vingtaine d’« outlet villages » exploitée par le groupe britannique en Europe, l’architecture et la structure spatiale du centre jouent délibérément la carte du régionalisme : les boutiques seront installées au rez-de-chaussée d’un alignement de maisons organisé autour de placettes agrémentées de fontaines et autres galets de la Durance, comme dans un village provençal... Un parc de 1,6 hectare jouxtera l’immense parking végétalisé (1.600 places) et un mur végétal signé du botaniste Patrick Blanc marquera l’entrée du complexe. Enfin, la mémoire rurale du site sera perpétuée avec l’intégration de la façade de l’ancienne bastide de la Péronne à une aile du village dont la forme sera inspirée des granges agricoles.

A relire sur TPBM : Eiffage lancera les travaux du village des Marques en septembre

Le reportage de France 3




William Allaire
Journaliste

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