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Chute du prix de l'acier : un danger pour les armaturiers

le - - Economie

Chute du prix de l'acier : un danger pour les armaturiers
M. Deuff - Depuis un an, le prix de la ferraille baisse régulièrement : environ 25%

Les armaturiers et la sidérurgie régionale sont chahutés par une baisse du prix des matières premières liée aux importations massives de la Chine.

Faut-il le rappeler : sans ferraillage, pas de béton armé. Or, la profession d’armaturier* est actuellement confrontée à une incertitude sur le coût des matières premières. « C’est un métier assez peu visible. En outre, nous sommes pris en sandwich entre des fournisseurs très puissants [l’Italien Riva et l’Espagnol Celsa, NDLR] et des clients qui le sont tout autant », explique Eric Garcin, PDG de la société Pro Armature, dont le siège est à Corbas (Rhône). Cette société familiale est un groupe qui compte 14 sites en France (dont 4 en Paca avec 80 emplois). De tailles diverses, les armaturiers seraient une quinzaine en région Paca.

Or depuis un an, le prix de la ferraille baisse régulièrement : une chute d’environ 25%. « On ne sait pas où cela va s’arrêter », maugrée le PDG de Pro Armature. En cause, les sidérurgistes chinois qui inondent le marché européen. Confrontée à une surcapacité de production et un ralentissement économique, la Chine, premier producteur mondial, écoule ses excédents à des prix tellement bas qu’ils déstabilisent l’ensemble de la production européenne. Difficile dans ces conditions d’effectuer un devis compétitif à échéance de trois ou six mois comme cela se pratique.

"Notre métier est atomisé"

Depuis 2004, c’est la seconde fois que les armaturiers sont confrontés à une grave crise. « En 2004, la hausse brutale de la demande chinoise avait presque doublé le prix de nos matières premières ! », rappelle Eric Garcin. Or, celles-ci représentent 50% de la facture. A l’époque, les clients avaient accepté de revoir les contrats à la hausse. « Notre métier est atomisé. Nous ne pouvons pas exercer de contre-pouvoir », poursuit le PDG. De même, les trésoreries « sur le fil » ne permettent pas de constituer des stocks. Pour garder le cap face aux tempêtes, le patron de Pro Armature invoque une culture d’entreprise soucieuse des salariés. « Ils ont un savoir-faire que nous valorisons et eux tirent vers l’excellence », résume ce chef d’entreprise qui a clairement renoncé à la main-d’œuvre détachée et à la sous-traitance.

* Industriel spécialisé dans la fabrication de systèmes d’armatures.

La suite de cet article est à lire dans le numéro 1123 de TPBM (parution le 30/03/2016). Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnement (à partir de 20€/an). 




Esther Griffe
Journaliste

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