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Charles & Alice prolonge l’histoire à Monteux

Le spécialiste des desserts aux fruits a construit une usine pour 20 millions d’euros sur la commune où il a émergé en 1935 et grandi. Avec une « Vision 2025 » pour croître encore.
Charles & Alice prolonge l’histoire à Monteux
J.-C. Barla - Autour de la nouvelle usine, des capacités foncières demeurent pour des développements futurs.

EconomieVaucluse Publié le ,

Née en 1935 comme conserverie de légumes sous le nom de Charles Faraud dans le centre de Monteux, diversifiée ensuite sur la transformation de fruits, l’entreprise a été rebaptisée Charles & Alice en 2011, quatre ans après sa reprise par Thierry Goubault. L’entrepreneur a propulsé le chiffre d’affaires à 161 millions d’euros en 2020 sur la grande distribution et la RHF et déployé les activités en Angleterre, Allemagne, Espagne, Europe de l’Est… Mais l’entreprise qui compte aujourd’hui plus de 450 collaborateurs entre Monteux et la Drôme conserve le même appétit de croissance : elle a mis 20 millions d’euros dans l’édification d’une usine spécialisée dans les compotes en gourdes.

« Nous sommes leaders des desserts sans sucre ajouté en GMS [Grande et moyenne surface, NDLR] en rayon frais ainsi que sur le marché des desserts aux fruits pour les collectivités et entreprises, avec 500 000 consommateurs par jour. C’est une forte visibilité pour nos produits. Nos gammes RHF [Restauration hors foyer, NDLR] sont fabriquées à Monteux. La nouvelle unité, située à 500 mètres de l’usine historique, sera notre site référent dans les gourdes ».

Réalisé par GSE et soutenu par le plan France Relance, le projet a été imaginé fin 2018 et mis en service ce printemps. « Sur notre atelier 1 de 10 000 m2, nous étions arrivés au bout des capacités de production, indique Laurence Martin, la directrice des sites Charles & Alice de Monteux. Là, nous disposons de 6 500 m2 supplémentaires, aux toutes dernières technologies de transformation des fruits, de dosage, de conditionnement... C’est une amélioration considérable pour le bien-être de nos salariés. L’ergonomie des équipements a été conçue pour réduire la pénibilité de certaines tâches. Plus de 20 salariés ont été embauchés ».

Performance verte

La société gagne en performance. « La nouvelle ligne de fabrication a une cadence supérieure d’un tiers à celle de notre premier atelier. Cette dernière intègrera les nouveaux locaux en décembre 2021. A cette échéance, la capacité avoisinera les 8 500 tonnes par an » précise Fabien Ployon, directeur industriel.

Enfin, la réduction de l’impact environnemental a été particulièrement soignée : « En dix ans, nous avons réduit la consommation d’eau de 50% à la tonne fabriquée, c’est environ 150 000 m3 d’eau par an économisés. A cinq ans, nous voulons la diminuer de 80% » poursuit-il. D’autres investissements concernent la réduction de 40% de la consommation énergétique, la production photovoltaïque, le recyclage de 98% des déchets ou encore le changement de l’emballage des gourdes et pots plastiques afin qu’il soit 100% recyclable à fin 2022. Le bâtiment, dessiné par MCA Architecte, a été prévu pour durer longtemps. « Toutes les utilités ont été pensées en termes d’expansion future », ajoute le directeur industriel, en détaillant, à l’extérieur, les potentialités d’évolution de la station d’épuration. La superficie du terrain (32 500 m2) est suffisante pour recevoir d’autres installations à l’avenir.

Thierry Goubault ne cache pas qu’accélérer encore le rythme de croissance est son objectif : « Notre vision à 2025, c’est d’approcher les 250 millions d’euros de chiffre d’affaires et de progresser à l’international. Aujourd’hui, l’export représente 15% ».

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