AccueilEconomieChalets Lombard-Vasina : frère et sœur reprennent le flambeau de leur père

Chalets Lombard-Vasina : frère et sœur reprennent le flambeau de leur père

Lombard-Vasina s'apprête à passer dans les mains de la deuxième génération. Il y a deux ans, l'entreprise a investi 2 M€ dans l'amélioration des conditions et de la qualité de travail grâce à un nouvel atelier charpente.
Mathieu, Maurice et Marielle Lombard au sein de leur nouvel atelier charpente.
Lombard-Vasina/Alpes Photographies - Mathieu, Maurice et Marielle Lombard au sein de leur nouvel atelier charpente.

EconomieHautes-Alpes Publié le ,

Le Briançonnais possède quelques fleurons de la transformation du bois, des artistes/artisans dont on admire les réalisations dans les plus beaux magazines de décoration. Le constructeur de chalets Lombard-Vasina est de ceux-là.

Créée en 1979 par Maurice Lombard et Jean-Claude Vasina, l'entreprise de Saint-Martin-de-Queyrières, aux portes de Briançon, s'apprête à passer entre les mains de la deuxième génération. Il y a huit ans, lors du départ à la retraite de Jean-Claude Vasina, son associé Maurice Lombard lui avait racheté ses parts. A l'aube de leurs 30 ans, Marielle et Mathieu Lombard, qui avaient déjà intégré la société il y a plusieurs années, vont reprendre le flambeau, en qualité de présidente et de directeur général. « Notre père gardera tout de même un pied dedans », prévient Mathieu Lombard. Frère et sœur ont baigné depuis tout petits dans l'entreprise familiale et il leur semblait naturel de poursuivre l'aventure. « Notre père est passionné. C'est un travail concret qui déploie une large palette de compétences. Voir la satisfaction des clients est vraiment gratifiant », observe Marielle Lombard. Tous deux ont l'intention de « conserver l'éthique et un mode de management tourné vers l'écoute des équipes et des clients ». Ils ont déjà amorcé quelques changements organisationnels pour poursuivre ce but.

La fratrie va prendre la tête d'une entreprise en pleine expansion, réalisant un chiffre d'affaires annuel de plus de 5 M€, contre 3 à 4 M€ il y a cinq ans. Ce succès tient sans conteste au fait de ne jamais se reposer sur ses lauriers et de veiller au nerf de la guerre, le bien-être des salariés. Dans un univers très concurrentiel où les constructeurs peinent à recruter de la main d'œuvre, la fidélisation des employés n'est pas une option. A l'heure actuelle, Lombard-Vasina emploie 40 personnes, dont quelques Compagnons du devoir, en menuiserie, charpente, bureau d'études et administration, et au minimum quatre postes sont encore à pourvoir. Marielle Lombard ne cache pas sa difficulté à embaucher, à l'instar de ses confrères. Ces métiers manuels souffrent d'une mauvaise image et pourtant, au-delà de la beauté du travail, les conditions d'exercice et de rémunération n'ont plus rien à voir avec ce qui se pratiquait hier. Mathieu Lombard insiste : « Chez nous, chaque employé est invité à partager ses idées et à progresser dans l'entreprise. Nous n'avons que peu de 'turn-over'. Nous faisons tout pour que nos salariés s'épanouissent et que notre entreprise avance. »

Pionniers de la préfabrication

Pour répondre aux besoins de confort, de sécurité et de productivité de ses salariés, et offrir une meilleure qualité de travail, Lombard-Vasina a investi il y a deux ans, 2 M€ dans un nouvel outil : un atelier charpente ergonomique de 1 350 m², doté de nouvelles machines à commande numérique venant compléter un atelier menuiserie de 800 m². Sur ces 2 M€, la moitié est consacrée à la structure et l'autre moitié aux machines.

Lombard-Vasina s'est dotée d'une nouvelle K2 Hundegger permettant l'usinage de l'ensemble de la structure en douglas contrecollé, pour laquelle elle a perçu 200 000 € de fonds européens. « La précédente avait une quinzaine d'années. Elle a été reprise par Hundegger pour être reconditionnée et revendue à une plus petite entreprise », précise Marielle Lombard.

Le bâtiment abrite aussi une V4.2 de Mach Diffusion dédiée à la préfabrication des panneaux bois, de toiture notamment. Un procédé innovant permettant aux employés de travailler au chaud et en toute sécurité. « La préfabrication réduit les risques sur le chantier et accroît la rapidité de mise hors d'eau hors d'air du bâtiment », décrit Mathieu Lombard. La préfabrication est devenue possible grâce à la construction de ce nouvel atelier mais a été mûrement étudiée en amont.

Accolé au bâtiment, un système d'aspiration et de filtrage des poussières récupère les copeaux, tandis que les déchets bois issus des chantiers sont broyés. Le tout est stocké dans un silo en vue d'alimenter la chaudière bois du bâtiment.

L'ancien atelier de 600 m² a été converti en espace de stockage. Sa présence signe la garantie de la continuité des chantiers et permet de négocier les prix en commandant des volumes importants. Un réel atout en ces temps troublés par la pénurie de matériaux et la hausse de leurs prix. « Un employé s'occupe spécifiquement de l'approvisionnement en bois et de la logistique », confie la future présidente. De quoi assurer la réalisation qu'une quinzaine de chalets par an.

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