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A LA PELLE Cavaillon : un Ehpad intégré à la ville

Le centre hospitalier Cavaillon-Lauris construit une maison de retraite publique en centre-ville qui concilie la qualité de vie de ses 107 résidents et une intégration urbaine poussée. Inauguration en 2024.
Cavaillon : un Ehpad intégré à la ville
Avant Propos - L’immeuble en béton adoptera des teintes beiges et ocre typiques des constructions de la ville.

UrbanismeVaucluse Publié le ,

Avec la réalisation de son prochain Ehpad de 107 chambres en centre-ville de Cavaillon, le centre hospitalier intercommunal Cavaillon-Lauris compte réussir une opération d’intégration urbaine dans un environnement contraint. L’équipe cavaillonnaise de Thomas Wallon, du cabinet lillois Avant Propos, a savamment travaillé avec les architectes des Bâtiments de France pour réaliser un immeuble sur l’actuel parking Bérard, non loin de l’hôpital, et à l’emplacement d’entrepôts qui seront détruits. Cet équipement public en R+3 de 6 300 m2 sur pilotis permettra de conserver 75 places qui resteront gratuites. L’immeuble cachera les voitures par des murs bétons et des serrureries métalliques.

Pour éviter une massification et des vis-à-vis avec les habitations existantes, la maison de retraite sera construite avec plusieurs modules encastrés sur l’entrée principale, qui concentrera les fonctions sociales. Dans le hall d'accueil du rez-de-chaussée, Thomas Wallon prévoit un salon de beauté, un magasin de vêtements, un salon de coiffure, un cybercafé et un « café place du village » animés par des commerçants et des artisans approchés par la municipalité. 

Intégration paysagère

Le projet multiplie les pans de toits en tuiles romaines pour se fondre dans trame urbaine, notamment vu du haut de la colline Saint-Jacques. L’immeuble en béton adoptera des teintes beiges et ocre typiques des constructions de la ville. Les quatre architectes cavaillonnais ont travaillé, avec les ABF, pour dessiner des ouvertures verticales. « Beaucoup de résidents resteront alités et doivent pouvoir voir le paysage », se soucie Thomas Wallon.

Le projet multiplie les pans de toits en tuiles romaines pour se fondre dans trame urbaine. (Crédit : Avant Propos)
Le projet multiplie les pans de toits en tuiles romaines pour se fondre dans trame urbaine. (Crédit : Avant Propos)

Chaque chambre de 21 m2 disposera de sa propre salle d’eau et chaque étage d’un lieu de restauration de 70 m2 et d’un salon des familles. Le centre hospitalier intercommunal compte déposer son permis de construire avant la fin de l’année puis engager 10 M€ de travaux sur deux ans pour une livraison en 2024.

Le terrain, qui longe le canal Saint-Julien, se connectera à l’avenue Clémenceau à l’ouest par une passerelle assurant une transparence urbaine vers l’est et le parking de la MJC. 

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