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Briançon : l'ancien sanatorium Rhône Azur reconverti en logements et bureaux

Le maire de Briançon a fait appel à l'EPF Paca pour racheter à l'Ugecam la friche de 6 ha de terrain et 23 000 m2 de bâti laissée par le déménagement de Rhône Azur. Le but : garder la main sur la manière dont ce site sera urbanisé.
Briançon : l'ancien sanatorium Rhône Azur reconverti en logements et bureaux
Ville de Briançon - Le président de l'EPF Paca Nicolas Isnard et le maire de Briançon dans le bâtiment le plus symbolique de l'ancien Rhône Azur.

UrbanismeHautes-Alpes Publié le , par

Le maire de Briançon, Arnaud Murgia, avait prévenu : il surveillera de très près l'émergence de nouveaux programmes immobiliers, et plus globalement l'urbanisation de sa ville.

Vu la raréfaction du foncier, la friche laissée par l'ancien sanatorium de Rhône Azur, propriété du groupe Ugecam, demeure une incroyable opportunité. Depuis le déménagement du centre médical dans des locaux neufs en 2016 (juste à côté de l'hôpital de Briançon), le site de 6 hectares de terrain, et de 23 000 m2 de bâti, n'a pas trouvé preneur. Et pourtant, de l'avis du maire, il s'agirait de l'un des plus beaux emplacements du département, « boisé, complètement exposé au soleil ».

« La volonté de la municipalité, c'est de voir cette zone historique, symbole du traitement de la tuberculose, réhabilitée. Nous voulons en garder la maîtrise pour éviter une transaction de gré à gré entre l'Ugecam et des investisseurs privés, débouchant sur une vente à la découpe et une urbanisation incontrôlée. Et ce, afin de garder l'identité du site, et dans un souci de cohérence urbanistique et architecturale », explique l'élu.

La Ville de Briançon a fait appel à l'Etablissement public foncier (EPF) Paca, qui va se substituer à la commune, pour acheter l'ensemble, et le bloquer pendant au moins cinq ans. Le temps pour la mairie de décider des usages futurs du site, de construire un projet, de sélectionner un ou plusieurs aménagements, à travers un découpage par lots. L'EPF se remboursera ensuite à travers la vente de ces lots.

Le souhait de voir le bâtiment principal classé Monument historique

« Nous allons démarrer une étude urbaine, d'un coût de 200 000€, financée par l'EPF Paca et la Banque des territoires. Cette étude jaugera le nombre de logements à produire, décidera de ce qu'il faut détruire, reconstruire, réhabiliter », poursuit le maire.

La friche est composée de petits habitats collectifs, de villas et d'un imposant bâtiment de huit étages en béton armé, construit en 1957 par l'architecte-designer Jean Prouvé. Pour protéger l'édifice, « le plus symbolique de Rhône Azur », s'assurer de sa destination et permettre aux futurs investisseurs de profiter de dispositifs de défiscalisation, Arnaud Murgia entend le faire classer au titre des Monuments historiques.

Le maire a déjà une petite idée sur la manière d'urbaniser ce site et compte donner la priorité à l'accession à la propriété, pour permettre aux jeunes ménages de s'installer, malgré l'inflation foncière. Le portage par l'EPF garantit une résonance nationale aux appels d'offres et multiplie ainsi les opportunités. « Cette opération, blanche pour la Ville, nous permet de faire venir des promoteurs, mais pas seulement. Nous aurons certainement des locaux dédiés aux bureaux et aux services publics. » Il s'agira probablement d'un quartier majoritairement résidentiel, qui compensera un nombre de logements plus faible que prévu dans la Zac Coeur de Ville, que la nouvelle municipalité a souhaité davantage tournée vers l'économie, la culture et les services publics.

Les premières réalisations pourraient sortir de terre en 2024.

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