AccueilTerritoiresBouc-Bel-Air, lauréate des « Rubans du patrimoine 2022 »

Bouc-Bel-Air, lauréate des « Rubans du patrimoine 2022 »

La commune de Bouc-Bel-Air a reçu le prix départemental « Les rubans du patrimoine 2022 » pour la réhabilitation de la chapelle œcuménique, transformée en un espace culturel portant le nom de Jean d’Ormesson.
Façade avant de la chapelle œcuménique transformée en espace culturel Jean d’Ormesson.
Martine Debette - Façade avant de la chapelle œcuménique transformée en espace culturel Jean d’Ormesson.

TerritoiresBouches-du-Rhône Publié le ,

Ce concours national récompense les opérations de réhabilitation ou de rénovation du patrimoine bâti de plus de 50 ans conduites par les collectivités locales. Cyril Sauvat, délégué territorial de la fédération du BTP du pays d’Aix, a remis à la fois la plaque et le diplôme à Richard Mallié, maire de Bouc-Bel-Air. L’occasion d’expliquer que dix entreprises sont intervenues sur le chantier, dont deux adhérentes à la FBTP13, Biggi construction (Fos-sur-Mer), pour le gros-œuvre et la démolition et Vivian & Cie (Marseille) pour la maçonnerie et la pierre de taille. « En désignant la ville de Bouc-Bel-Air comme lauréate de ce concours, le jury a tenu à souligner trois faits marquants. Le premier est l’engagement important de la commune dans cette opération. Le deuxième est l’importance des investissements consentis puisque le coût total TTC du projet est de 1 585 440€. Le troisième est la très grande qualité des travaux réalisés par les artisans et les entreprises issus de différents corps de métier du bâtiment ».

Élus, architectes, bureau d’étude, entreprises étaient présents pour cette remise de distinction. (Crédit : Martine Debette)

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Un levier du développement local

Cyril Sauvat a insisté sur la place importante qu’occupe le patrimoine pour les collectivités : « C’est un réel levier du développement local. On sait que sa protection permet de maintenir une vie sociale, économique, voire touristique sur des sites chargés d’histoire et de culture. Nous sommes particulièrement sensibles au fait que cette restauration, réhabilitée de façon exemplaire, puisse être une vitrine du savoir-faire de notre profession. Je tiens à souligner qu’il est primordial de continuer à investir pour les communes ». Il a ensuite adressé un message plus politique lié à la conjoncture économique : « Je vous rappelle que les entreprises du BTP subissent une hausse des matériaux, avec des pénuries et, au-delà, une hausse du coût de l’énergie importante. Il est nécessaire qu’il y ait une solidarité de la filière. Seules, les entreprises ne peuvent en supporter tous les coûts. Nous avons tous le même intérêt, faire rayonner et rendre attractif notre territoire ».

Les rubans du patrimoine, une fierté

Le bâtiment de cette chapelle œcuménique a été cédé à la commune, par la famille Cottin, pour l’euro symbolique. « C’était la première pierre de cette renaissance. Le deal était très simple : la famille Cottin cédait l’édifice en échange de le voir restauré et, surtout, dédié à un usage culturel et associatif », a indiqué Richard Mallié, maire de Bouc-Bel-Air. Il a mis l’accent sur la « conservation de ce bâtiment historique qui est désormais un nouvel équipement fonctionnel pour les usagers, environnemental avec une réhabilitation thermique et énergétique des plus aboutie et, surtout, architecturale, avec une distinction dont nous pouvons être fiers, les rubans du patrimoine ».

Le chantier, en bref

Le coût des travaux est de 1,2 M€ HT. La contribution du Conseil départemental s’élève à 60 %, celle de la Métropole est de 20 %. Les 20 % restants ont été supportés par la commune.

Les architectes mandatés sont Martine Bresson et Susanne Schindlbeck, du cabinet Bresson-Schindlbeck, associées à Céline Girard de l’agence Fabrica Traceorum. Les façades et les parements intérieurs ont été confiés à Vivian et compagnie. « C’est un chantier passionnant. Il est rare de demander, à des entreprises qualifiées, de respecter le souhait du projet d’origine. La singularité de ce bâtiment des années 1960 est la volonté d’une écriture originale, entre moderne post-guerre et régional », indique Frédéric Beaudin, directeur général Vivian.

L’histoire de la chapelle œcuménique

En 1962, le groupe de la Savoisienne projette de former un village, le Domaine de la Salle, sur un terrain de 75 hectares, situé au sud de la commune Bouc-Bel-Air. Fin 1968, profitant de l’expansion rapide du village de la Salle, Louis Cottin, fondateur de la Société Savoisienne de Constructions Préfabriquées, crée « l’association œcuménique du Domaine de la Salle ». Avec quelques partenaires, il décide d’y édifier une chapelle qui serait ouverte à tous les cultes adorant un seul Dieu. Son objectif était qu’elle soit le lieu de rassemblement et de rencontre de tous ceux qui placent la grandeur morale au-dessus de tout. Qu’elle soit un lieu de paix qui serve d’asile à la sagesse et soit le symbole de l’union des esprits afin que les haines spirituelles disparaissent. L’inauguration a lieu le 27 avril 1970. Sa principale particularité est la salle de méditation dans laquelle, sur un des murs, figurent des maximes, des pensées admises par tous les cultes et qui orientent l’esprit vers la valeur morale.

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