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Bimont s'offre le tube de l'été

64 ans après sa mise service, le barrage de Bimont fait peau neuve. Le lifting piloté par la société du Canal de Provence est précédé de la réalisation d'une dérivation de plus de 300 mètres de long qui permettra d'assurer la continuité de l'acheminement de l'eau. Plus d'un tiers de cet ouvrage sera aménagé dans la roche, sous la colline. Visite guidée.
Bimont s'offre le tube de l'été
W. Allaire - Le barrage de Bimont fait peau neuve.

BTPBouches-du-Rhône Publié le ,

Leur présence surprend les amoureux des paysages Cézanniens. Depuis le mois de mai, des engins de chantier s'activent autour du barrage de Bimont, lac artificiel dont les eaux cristallines reflètent la montagne Sainte-Victoire, dans la campagne aixoise. Toute la journée, insensible au chant des cigales, un micro-tunnelier creuse les entrailles rocailleuses aux abords de l'ouvrage en béton qui se dresse à plus de 87 mètres au dessus du vallon de l'Infernet. But de la manoeuvre ? Créer une dérivation afin d'acheminer les eaux stockées dans le barrage (issues du Verdon) vers la branche du canal de Marseille durant les deux années (2017 à 2019) au cours desquelles l'ouvrage sera partiellement vidé pour subir un lifting en profondeur. Et même au delà, puisque ce gros tube souterrain de 138 mètres de long (pour 90 cm de diamètre, soit un gabarit permettant d'assurer le transit de débits jusqu'à 2,3 m3/s) servira d'adduction de secours lors des prochaines vidanges décennales réglementaires ou en cas de pollution de l'eau suite à de gros orages.

Un tunnelier venu d'Allemagne

Coût de ce chantier ? 3,1 millions d'euros financés par la société du Canal de Provence (45%), exploitante du barrage, avec le soutien de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (35%) et du conseil départemental des Bouches-du-Rhône (25%).

Les travaux sont réalisés par un groupement d'entreprises piloté par la société SCAM TP (terrassements et canalisation), associant la société allemande Pfeiffer (micro-tunnelage), les entreprises TGH (travaux acrobatiques) et Garelli (forage et injection) et les groupes d'ingénierie Segex et Setec (conception / réalisation du canal flottant). Ils sont rendus particulièrement ardus par la nature du site, doublement classé puisqu'il est inscrit au coeur de l'espace naturel protégé du « Grand Site Sainte-Victoire » et du périmètre de la zone des « barrages de Bimont et Zola ». Pour percer la roche sous la colline, la société Pfeiffer a eu recours à un micro-tunnelier qui avance centimètre par centimètre sous la poussée de vérins. Dans quelques mois, lorsque l'engin aura accompli son oeuvre de forage et reverra la lumière sur la rive droite du barrage, 138 mètres plus loin, des grues viendront le récupérer. Cette canalisation souterraine en béton constituera la partie centrale du système de dérivation qui sera complété par deux conduites en acier en amont (119 m posés en tranchées) et en aval (57 m en aérien).

La suite de cet article est à lire dans le numéro 1145 de TPBM (parution le 31/08/2016). Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnements (à partir de 20€/an).

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