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Barcelonnette : La Villa Anita retrouvera d'ici la fin de l'année son lustre d'antan

Alpes-de-Haute-Provence Publié le - - Urbanisme

Barcelonnette : La Villa Anita  retrouvera d'ici la fin de l'année son lustre d'antan
F. Delmonte - La villa mexicaine « Anita » datant du XIXème siècle avait été partiellement détruite lors d'un incendie en 2018.

En partie détruite par les flammes en mars 2018, la « Villa Anita », une villa mexicaine construite en 1880, renaîtra de ses cendres d'ici la fin de l'année 2020. Une opération de restauration complexe qui se chiffre à 1,5M€.

« L'incendie a détruit la toiture en totalité et les deux derniers niveaux sur quatre au total, les deux autres niveaux inférieurs ont été entièrement endommagés par les eaux d'extinction du feu durant l'intervention des pompiers », explique Erick Bellanger*, l'architecte gapençais en charge de la restauration. En seulement quelques heures, la villa mexicaine « Anita » datant du XIXème siècle avait été partiellement détruite. Mais depuis septembre 2019, d'importants travaux, dont le montant est estimé à 1,5M€, sont en cours pour restaurer ce vestige du passé, partie intégrante du patrimoine régional. Quatre-vingt bâtisses de ce type ont été construites à Barcelonnette et à Jausiers entre 1850 et 1950, par les Barcelonnettes, d'anciens négociants et industriels textiles ubayens expatriés.

« Seuls les murs extérieurs périphériques ont été conservés avec les motifs décoratifs en façades »

D'ici la fin de l'année 2020, les travaux de restauration seront terminés. Pour l'heure, les entreprises spécialisées en rénovation du bâti ancien de caractère se relaient sur le chantier. Parmi elles, les entreprise Maure & Fils pour la maçonnerie, Beau Stéphane pour la charpente-couverture, Stéphane Colombat pour la partie menuiserie-ébénisterie et l'atelier Marc Lavarenne, restaurateur des décorations en staff. « Seul les murs extérieurs périphériques ont été conservés avec les motifs décoratifs en façades qui ont également énormément souffert du sinistre, complété par les intempéries successives, notamment la pluie et la neige. Les planchers des niveaux R+1 et R+2 initialement en bois sont réalisés en préfabriqués (poutrelles hourdis) pour des raisons essentiellement d'acoustiques, le reste du bâtiment reproduira les ouvrages d'origines », détaille Erick Bellanger.

Il poursuit : « Si le bâtiment est de style éclectique, c'est une ancienne régie de tabac construite vers 1880 transformée en 1925 en villa bourgeoise par Louis Gastinel, ancien négociant au Mexique. Très clairement la restauration n'aurait pas été possible sans d'importantes recherches historiques menées par Hélène Homps, conservatrice du musée de la Vallée à Barcelonnette mais aussi l'architecte des bâtiment de France des Alpes-de-Haute-Provence, Laurent Chaigne. Avec leur aide précieuse, nous avons réussi à restituer la mémoire du bâtiment selon ses origines. »

(*) connu pour son travail de rénovation de l'aqueduc des Gorges (XIXème siècle) à Forest-St-Julien ou encore la construction du simulateur de saut en chute libre sur l'aéropole de Tallard (premier au monde à disposer d'un tube de vol avec vue à 360°).




Hélène Saveuse
Journaliste

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