AccueilTerritoiresAvignonnais : les digues de la Durance en travaux

Avignonnais : les digues de la Durance en travaux

D’ici fin 2024, l’ensemble des riverains avignonnais de la Durance auront les pieds définitivement au sec grâce à 600 000 € d’importants travaux sur les deux derniers maillons faibles de la digue de cette rivière.
Le tronçon de Bonpas de la Digue de la Durance qui sera entièrement repris à Avignon par le SMAVD.
Emmanuel Brugvin - Le tronçon de Bonpas de la Digue de la Durance qui sera entièrement repris à Avignon par le SMAVD.

TerritoiresVaucluse Publié le ,

Du 26 septembre au 31 octobre 2022, les habitants des communes de deux rives de la Durance sont appelés à se prononcer dans le cadre d’une enquête publique sur le renforcement de la digue côté Vaucluse sur les deux derniers points critiques à l’extrême sud-est de la commune d’Avignon. L’essentiel du linéaire de 16 km (dont 4 km sous compétence CNR), entre la Chartreuse de Bonpas et l’embouchure du Rhône, ont bénéficié, de 2002 à 2012, de travaux qui ont permis, notamment, le développement urbain de Courtine IV face à la gare TGV.

Barrage de Bonpas

Le premier point critique sur lequel se focalise l’attention du Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD) porte sur les 600 mètres du barrage de Bonpas, situé sous les ponts de l’A7 et de la RN 7, vers l’aval. Cet ouvrage datant de 1847 accueille, actuellement, une partie de la RD 900, supportée par des talus raides, non protégés de l’érosion, présentant des forts risques d’instabilité. Le projet permettra, grâce à une emprise sur l’actuel lit de la rivière, la reconstitution d’un cordon végétal en contrebas du muret routier permettant la surveillance des ouvrages et le passage d’une voie verte des sources de la Durance au Rhône. Des enrochements libres protègeront le nouveau talus des phénomènes d’érosion du cours d’eau.

Durance : une voie verte régionale

L’axe routier de la RD 900, réputé pour ses bouchons, s’est vu doté de 25 M€ de budget de la Région Paca et du Département de Vaucluse pour son redimensionnement à moyen terme. Le Conseil département de Vaucluse, pilote du chantier, travaille sur le tracé définitif de la future voirie. Quel que soit l’option choisie d’un passage d’une 2x2 voies sur la digue ou son déplacement vers le péage autoroutier, les installations rénovées pourront supporter une infrastructure routière. Si les autorisations préfectorales le permettent, le chantier débutera, en février 2023, par d’importants travaux de déboisement dont le marché est déjà attribué. Cette opération ne peut s’effectuer qu’en hiver pour respecter l’avifaune.

Déplacement de la digue

Le second point faible de la digue avignonnaise se situe 3 km en aval, au niveau d’une cimenterie Cemex située entre le cours d’eau et la voie TGV. Sur un linéaire de 400 mètres, le SMAVD va déplacer l’ensemble de la digue en retrait près de la voie ferrée. La partie dégagée recevra des aménagements paysagers avec un boisement hygrophile essentiellement de peupliers blancs sur 14 000 m2, traversés par la future voie verte. Cette compensation de reboisement s’étend sur le double des surfaces arborées supprimées près de la Chartreuse de Bonpas.

Une livraison pour fin 2024

Si la procédure sous la responsabilité de la préfète de Vaucluse suit son cours sans encombre, les travaux des digues débuteraient au printemps 2023 pour une livraison fin 2024. Les services du SMAVD préparent déjà les consultations. Ces deux gros chantiers d’un montant estimé à 6 M€ permettront de prévenir une crue centennale de 5 000 m3/seconde et de garantir la sûreté des ouvrages face à un épisode exceptionnel de 6 500 m3/s. Rappelons que le débit moyen de la rivière alpine s’établit sur l'année entre 100 m3/s à 200 m3/s. La crûe la plus sévère enregistrée sur un siècle, en 1994, avait atteint 3 000 m3/s.

Nouveau PPR

Cet ouvrage mettra 92 000 riverains vauclusiens de la Durance à l’abri des inondations. Avignon, qui ne dispose pas de PPR (plan de prévention des risques), mais seulement d’un Porter à connaissance, recevra ce précieux document d’urbanisme des services de l’État après les travaux. Rappelons, qu’en amont, les deux autres points critiques vauclusiens, Pertuis et Cavaillon, ont bénéficié d’importants travaux de confortement de leur digue pour protéger leurs « espaces stratégiques en mutation » pour accueillir des activités économiques. Si Cavaillon dispose de son PPR, celui de Pertuis est en cours. Le Sud-Vaucluse entretiendra, bientôt, des relations pacifiées avec la Durance.

La Durance va être rechargée en galets pour gagner en dynamisme

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