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Arles : Egis va reprendre les études préalables du contournement autoroutier

le - - Urbanisme

Arles : Egis va reprendre les études préalables du contournement autoroutier
D.R. - Une carte du tracé

La Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) a confié au groupe Egis la réalisation des études préalables au dossier d'enquête publique du projet de contournement autoroutier d'Arles (25 km). Un projet serpent de mer dont le coût est estimé à près de 750 M€.

Deux filiales du groupe Egis - Egis villes et transports (Lyon) et Egis structures et environnement (Saint-Quentin-en-Yvelines) – viennent de se voir confier par la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) les études préalables relatives au contournement autoroutier d'Arles. Le marché d'un montant de 2 millions d'euros HT concerne la reprise des études préalables à l'enquête publique du contournement autoroutier de la cité antique par l'A54 et la constitution des dossiers nécessaires à l'enquête publique, conformément à l'instruction gouvernementale du 29 avril 2014 relative aux modalités d'élaboration des opérations d'investissement sur le réseau routier national.

Durant trois ans, les deux sociétés du groupe Egis vont conduire l'intégralité des études thématiques et techniques ainsi que les reconnaissances nécessaires à l'élaboration d'un dossier des études préalables, y compris les études d'évaluation socio-économique. Un travail qui prendra en compte les innombrables études réalisées pour ce projet serpent de mer.

Un projet en gestation depuis 25 ans

Les premières études de ce chaînon manquant d'environ 25 km sur l'axe autoroutier Espagne-Italie remontent à 1994. Faute de continuité, c'est la RN 113, deux fois deux voies qui relie Saint-Martin-de-Crau (13) et Saint-Gilles (30), qui fait aujourd'hui office à la fois de périphérique et de principale voie d'accès au centre-ville. Conséquence : l'infrastructure cumule flux de transit et trafic local. Une addition qui se paie au prix fort sous la forme de bouchons à rallonge lors des grandes transhumances estivales. Le reste de l'année, ce n'est guère mieux... Chaque jour, près de 65 000 véhicules passent par le pont qui franchit le Rhône. Un chiffre qui ne cesse d'augmenter.

Pour sortir de l'ornière, la solution est connue : aménager le tronçon autoroutier d'une vingtaine de kilomètres entre les deux rives du fleuve. A l'étude depuis le début des années 90, le projet a jusqu'à présent avancé au rythme d'un automobiliste coincé dans les embouteillages de la « 113 ». Après avoir longtemps tergiversé sur le tracé, l'Etat et les acteurs locaux ont fini par s'accorder en 2012 sur un passage de la nouvelle voie par le sud de l'agglomération (tracé dit « Sud Vigueirat »). Le projet dont le devis est estimé à 580 millions d'euros prévoit deux aménagements : un tronçon autoroutier neuf d'environ 13 km au sud d'Arles, de l'A54 à l'ouest jusqu'à la RN 113 au lieu dit « Balarin » près de Raphèle ; et un réaménagement de la RN 113 aux normes autoroutières sur une longueur d'environ 13 km entre Balarin et la barrière de péage de Saint-Martin-de-Crau. Avec la création de ce chaînon manquant, la voie rapide pourrait être requalifiée en boulevard urbain (1 x 1 voie) dans sa section la plus citadine.

Le dossier inscrit dans le projet de loi sur les mobilités nouvelles

Sept ans après le choix du tracé sud, le dossier n'a pas avancé d'un iota. Alors qu'elle évoquait une mise en service pour 2020, la Dreal Paca avait annoncé en 2015 un énième report du calendrier avec un lancement de l'enquête publique en 2018 en vue d'un démarrage des travaux en... 2022. Au passage, les services de l'Etat avaient décidé d'ajouter une pièce au puzzle : la construction d'un viaduc sur pilotis sur un tronçon de quelques kilomètres en amont du Rhône afin de permettre l'écoulement des eaux. Un choix dicté par des considérations environnementales qui a eu pour effet de faire grimper l'addition de 150 millions d'euros. Ce nouveau retard avait évidemment été mal reçu par les acteurs institutionnels arlésiens.

Le dossier a finalement refait surface en novembre 2018. Le gouvernement l'a inscrit dans le projet de loi sur les mobilités nouvelles en vue d'un lancement des travaux à l'horizon 2023. Une date à prendre avec des pincettes s'agissant d'une autoroute très... arlésienne !




William Allaire
Journaliste

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