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Les archives du site TPBM

538 articles publiés en 2021



Des peintures plus vertes ?

Des peintures plus vertes ?

Ivan Di Pol, architecte de l'agence Land

TPBM : Comment avez-vous utilisé la peinture biosourcée dans vos projets ?
Ivan Di Pol : Nous avons utilisé ce genre de peinture dans deux projets spécifiques de crèches, celle des Marmots à Marseille et plus récemment celle de La Péronne à Miramas. La PMI* des Bouches-du-Rhône est vigilante sur la qualité des matériaux utilisés, notamment sur les peintures. En général, nous sommes aussi attentifs au développement durable avec l'utilisation de matériaux éthiques, en évitant le plus possible les produits issus de la pétrochimie. La peinture biosourcée est formidable car elle est de qualité, est moins nuisible et n'a pas d'odeur. Nous avons utilisé des couleurs franches afin d'apporter du dynamisme. Les retouches peuvent se faire jusqu'à la veille de la livraison !

Recommandez-vous ce matériau ?
La peinture biosourcée a de nombreux atouts grâce à son origine végétale qui réduit les composants toxiques. Sans odeur, elle est également moins nuisible pour les usagers mais aussi pour les peintres. Ce confort pour le professionnel qui la pose permet de prendre soin de lui et de réduire les pathologies liées à son activité. Sa gamme de couleur est large, et en fonction des pigments qui la composent, elle est biosourcée à plus de 95 %. Enfin, nous avons constaté que le prix était compétitif par rapport à une peinture classique, les écarts ne sont pas significatifs.

* Protection maternelle et infantile.

Propos recueillis par Isabelle Cambos

Une école aux grandes ambitions environnementales pour Mirabeau
Provence-Alpes-Côte d'Azur, terre de transitions énergétiques
Aix-Marseille-Provence : la Métropole prépare l'extension du Zenibus
Le réemploi fait d'une pierre deux coups

Le réemploi fait d'une pierre deux coups

Valérie Decot, membre fondateur de R-Aedificare

TPBM : Pourquoi et comment réemployer les matériaux dans la construction ?
Réutiliser des matériaux entre dans une démarche d'économie circulaire. Certains, comme la pierre ont une durée de vie illimitée, d'autres peuvent avoir entre deux et cinq nouvelles vies. Pour cela, il est indispensable de les caractériser, les identifier, les quantifier. En amont d'une démolition, un diagnostic du bâtiment est effectué afin de bien connaître son histoire. En parallèle nous recherchons un projet qui pourrait avoir besoin de matériaux. Nous étudions les faisabilités en respectant le contexte règlementaire du futur projet. Cela demande de s'y prendre très en amont afin de trouver à réemployer les différents matériaux.

Comment s'imbriquent les matériaux issus de la démolition dans les nouveaux projets ?
Nous caractérisons les matériaux et nous créons les fiches techniques avec les dates de mise en œuvre et les certifications aux normes en vigueur. Lorsqu'un matériau est réemployé dans un projet de construction il doit avoir l'aval du bureau de contrôle. Dernièrement, nous avons proposé la structure métallique de la plateforme industrielle du courrier de Nice (PIC) à l'
atelier d'architecture U.O.A. Il a conçu le nouveau bâtiment du parc Foresta à Marseille en fonction de celle-ci. Il intègre également des portes sectionnelles et des menuiseries extérieures provenant du PIC. Ce projet a été imaginé et rendu possible un an avant la démolition.

Bâtiments Durables Méditerranéens
32 rue de Crimée, Le Phocéen, bâtiment C, Marseille 13003
www.envirobatbdm.eu
contact@envirobatbdm.eu ou 04.95.04.30.44

Le premier campus bois-forêt de France naîtra dans les Hautes-Alpes
La pierre sèche remonte la pente !

La pierre sèche remonte la pente !

Thierry Bourceau, directeur technique de chantier

TPBM : Quel intérêt de construire en pierre sèche ?
Thierry Bourceau : C'est transformer un tas de cailloux en ouvrage d'art, tout en se basant sur des preuves scientifiques et en faisant appel à un savoir-faire. Lorsque l'on construit en pierre sèche, toutes les pierres sont utilisées et ont leur utilité, de la plus grosse à la plus petite. Ce matériau géosourcé est un nid à vie qui permet le développement de la biodiversité. Il y a une relation entre l'ouvrage et le végétal, et le mur est amené à évoluer au fil des années, sans fissuration. De plus, un mur en pierre sèche permet une bonne évacuation de l'eau, pas besoin de faire de barbacane.

Comment avez-vous intégré la pierre sèche dans vos travaux pour la commune de Saignon (Vaucluse) ?
Pour un soutènement routier, nous sommes partis d'un vieux mur existant depuis 200 ans. Nous l'avons purgé, nettoyé et démonté. Toutes les pierres ont trouvé leur fonction dans le mur de soutènement routier : gravette, ouvrage, pierre de fondation ou de calage… De plus, la commune stocke les pierres de tous les murs qui disparaissent, elles ont donc eu une deuxième vie. Nous avons assemblé le tout pour refaire le mur, sans intervention mécanique, en tenant compte de la nature du sol, le type de terre, l'inclinaison et l'angle du talus. Avec ces données, on définit scientifiquement la dimension de l'ouvrage. On bâtit rang après rang, tout en créant une zone tampon pour le talus. Quand le mur en pierre sèche est fini, tout est en place avec lui.

Propos recueillis par Isabelle Cambos

Grand Avignon : ambitieuse modernisation des mobilités d'ici 2025
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Patrick Pappalardo et Jean-Louis Vincent aux manettes de la SAC Métropole du logement Aix-Marseille
La cabinet Dufayard réalisera l'école du socle / médiathèque de Serres

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Deux autres réhabilitations lourdes concomitantes

A plus courte échéance, dès cet été, les travaux de restructuration du collège de Laragne-Montéglin vont commencer et s'échelonner sur trois ans. Coût : 15 M€. Le cabinet d'architecture gapençais Blay-Coulet a été missionné pour ce chantier de démolition-reconstruction et réhabilitation sur une surface de près de 5 000 m2. Il s'agit à la fois de mieux répartir les espaces, d'améliorer et de sécuriser les accès, et de travailler sur la performance environnementale de l'établissement, grâce à des matériaux biosourcés, l'installation de panneaux photovoltaïques, d'ombrières et d'une résine métallique.

Autre chantier d'envergure, la requalification du collège Centre, à Gap, situé au sein d'une cité mixte (collège-lycée Dominique-Villars). La Région en sera le maître d'œuvre. Les travaux, estimés à 15,4 M€, devraient commencer en fin d'année. L'architecte sera choisi au cours de la première quinzaine du mois de mai.

Ligne nouvelle Provence-Côte d'Azur : 3,5 milliards d'euros en passant par Bruxelles ?
Yannick Tondut, nouveau DGA en charge du foncier et de l'urbanisme de la Ville de Marseille

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Eric Taverni futur DGS du conseil de territoire Marseille-Provence et Hugues de Cibon du Département à la Métropole

Autres transferts en vue : Eric Taverni, l'actuel directeur général de l'OPH (office public de l'habitat) 13 Habitat devrait prendre prochainement la direction générale des services du conseil de territoire Marseille-Provence (CTMP). Il remplacera Domnin Rauscher qui coiffait la double casquette de directeur général des services de la Métropole et du CTMP depuis deux ans.

Enfin, selon nos informations, à deux mois du scrutin départemental, Hugues de Cibon, le directeur général des services du Département des Bouches-du-Rhône devrait rejoindre la Métropole en tant que directeur général délégué aux côtés de Domnin Rauscher.

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Les prochains marchés de la reconstruction

Les nouveaux ponts bow string du département dans la Roya

« Nous allons lancer prochainement l'appel d'offres des deux ponts bow string d'Ambo et Caïros sur la RD 6204. Ce sont les premiers des quatre ouvrages d'art définitifs prévus dans le cadre de la remise en état de l'infrastructure », annonce Guillaume Chauvin, responsable de la Mission reconstruction de la Roya, au sein du conseil départemental 06. Ces deux ouvrages d'art métalliques, qui seront attribués en un seul marché, seront mis en service mi-2022. Suivront les consultations pour les ponts des 14 Arches et du Bourg-Neuf à Tende dont la mise en service est prévue fin 2022. Pour le pont du Bourg-Neuf, ce sera un ouvrage mixte, associant métal et béton.

Les travaux du Smiage

Le Smiage, l'opérateur du départemental de lutte contre les inondations, a lancé un marché à bons de commandes de près de 50 millions d'euros (consultation en cours) pour des travaux de protection hydraulique définitifs dans la Vésubie et la Roya. Ils sont divisés en deux lots d'importance similaire. Très mobilisé à la fois pour des travaux d'urgence (77 chantiers ont été menés) et des travaux futurs de protection, le Smiage va devoir investir 85 millions d'euros.

La remise en état des équipements touristiques

En plus du Vésubia Mountain Park, le Syndicat mixte de développement Vésubie Valdeblore travaille à la remise en état du Parc Alpha au Boréon qui devrait voir quatre loups réintroduits cet été. Coût total : 8 millions d'euros. Mais il y a aussi la reconstruction du plan d'eau de Roquebillière (2,3 millions d'euros, objectif été 2022). S'ajoutent des travaux sur les Thermes de Berthemont (300 000 euros), la reconstitution des sentiers de randonnée (4 millions d'euros).

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Le logement au cœur des enjeux des territoires tendus en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le logement au cœur des enjeux des territoires tendus en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Nos intervenants :

Richard Curnier, directeur régional de la Banque des Territoires de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Nathalie Bicais, maire La Seyne-sur-Mer
Pierre Franc, chef de service Energie logements de la Dreal Provence-Alpes-Côte d'Azur
Pascal Friquet, président de l' AR HLM Paca Corse
Fabienne Abecassis, directrice générale de Logirem
David Ytier, vice-président d'Aix-Marseille-Provence métropole délégué à l'Habitat, au logement et à la lutte contre l'habitat insalubre
Richard Mallié, maire de Bouc-Bel-Air

Le Club TPBM se réunira dans le Var le 9 juin. Nous y aborderons, toujours avec la Banque des Territoires, le sujet de la transition énergétique et de la rénovation thermique.

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Les panneaux OSB

Les panneaux OSB

Pascal Hendier, architecte associé, Gautier+Conquet

TPBM : Pourquoi avoir choisi les panneaux de bois OSB dans votre projet de médiathèque municipale à Briançon ?
Pascal Hendier :
Leurs capacités techniques et mécaniques étaient intéressantes pour apporter une réelle stabilité au mur à ossature bois, dans les deux directions. L'OSB participe à l'isolation thermique et supporte la pose du pare-pluie et du bardage bois. Ce matériau biosourcé répondait à nos contraintes techniques pour ce projet. On ne le voit pas car il est caché derrière le bardage, mais c'est une composante essentielle des murs en bois.

Comment avez-vous intégré les matériaux biosourcés dans la construction ?
Ce bâtiment s'inscrit dans un nouveau quartier sur le site des anciennes casernes de Briançon. Il abrite les archives municipales au sous-sol et la médiathèque en rez-de-chaussée sur 1 800 m2 de surface au sol.
Pour répondre au cahier des charges imposé par la ZAC (Zone d'aménagement concerté), nous avons opté pour des matériaux au maximum locaux avec le béton et le bois. Le premier provient des cimenteries locales, le second est certifié Bois des Alpes. L'OSB est fabriqué en France à partir de copeaux de bois. Le bardage est en mélèze. Cela nous a permis d'avoir un bilan carbone bas. Le bois donne du rythme à notre bâtiment urbain de forme carrée. Nous avons obtenu le label BDM (Bâtiments durables méditerranéens) niveau Or en phase réalisation.

Propos recueillis par Isabelle Cambos

Plus d'informations :
Bâtiments Durables Méditerranéens
32 rue de Crimée, Le Phocéen, bâtiment C, Marseille 13003
www.envirobatbdm.eu
contact@envirobatbdm.eu ou 04.95.04.30.44

« Il faut continuer à investir dans l'outil ski et accélérer la diversification »
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Avignon : le chantier du réseau d'eau entre dans le dernier kilomètre

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Suez est le concessionnaire d'Eau Grand Avignon, structure dédiée au service de l'eau sur la communauté d'agglomération. Propriété de Suez à 100 %, elle assure la gestion du service public depuis le 1er janvier 2019 sur Avignon, en remplacement de Veolia.

Eau Grand Avignon gère également, depuis le 1er janvier 2021, les réseaux de sept autres communes : Morières-lès-Avignon et Jonquerettes dans le Vaucluse, Villeneuve-lès-Avignon, Les Angles, Pujaut, Sauveterre et Roquemaure dans le Gard Rhodanien, alimentées jusque-là par la Saur. « Courant 2021-2022, nous procéderons au replacement des 2 800 mètres la conduite de 300 millimètres entre Pujaut et Sauveterre », annonce ainsi Julien Nialon, directeur général de Eau Grand Avignon.

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CIBC Alpes Provence : une mise en orbite réussie pour le Conseil en évolution professionnelle

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La nouvelle donne de la loi du 5 septembre 2018

C'est par la loi du 5 mars 2014 qu'est né le Conseil en évolution professionnelle (CEP), mis en place au 1er janvier 2015. Mais c'est celle du 5 septembre 2018 « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » qui lui a donné ses contours actuels. « La loi a voulu que l'accompagnement du projet et son financement soient dissociés », rappelle Jean-Joël Fraizy. Ainsi, alors qu'auparavant le service était assuré par différents opérateurs (Pôle emploi, Cap emploi, les Missions locales, l'Apec ou encore le Fongecif) selon le profil du bénéficiaire (demandeurs d'emploi, travailleurs handicapés, cadres ou non cadres), la loi fait naître « l'opérateur du CEP » qui sera chargé d'accompagner « la personne dans la formalisation et la mise en œuvre de ses projets d'évolution professionnelle ».

Un appel d'offres national, avec lots régionaux, est alors lancé pour désigner l'opérateur du CEP de chaque territoire. Et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, c'est le CIBC Alpes Provence, à la tête d'un groupement, qui est choisi pour piloter ce service public gratuit durant quatre ans (2020-2023). Avec ses partenaires, la structure gapençaise devient ainsi la référente pour les actifs occupés, qu'ils soient salariés (y compris les intérimaires, saisonniers ou intermittents) ou indépendants (commerçants, artisans, microentrepreneurs), soit une cible potentielle d'environ 154 000 personnes au niveau régional. « Nous sommes un outil, l'étape préalable à tout projet », résume Jean-Joël Fraizy.

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