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CRESS PACA APS Prévoyance, l’assurance sociale et solidaire

Spécialisée dans la garantie d’accès aux soins pour tous, l’association APS Prévoyance, basée à Châteaurenard, est née de la conviction que la santé est une condition nécessaire à l’insertion sociale.
APS Prévoyance, l’assurance sociale et solidaire
AdobeStock - Le Plan B-cane permet de collecter des fauteuils roulants qui, une fois remis en état, sont mis à disposition d’handicapés ou de personnes âgées qui en ont besoin.

EconomieBouches-du-Rhône Publié le ,

Du courtage en assurances contre les risques industriels à son origine, à celui aujourd’hui d’organisme de prévoyance dédié aux personnes en grandes difficultés sociales, APS Prévoyance a opéré en près de 30 ans une spectaculaire (r)évolution. Un basculement qui est pour partie le fruit du hasard, mais qui s’est ensuite poursuivi par la volonté de Jacky Dufourcq, le fondateur d’APS Prévoyance et de son fonds de dotation APS Solidarité.

Tout débute au début des années 90, quand l’organisme remporte un appel d’offres lancé par le Département de la Haute-Marne, qui souhaite à l’époque mettre en œuvre une AMG (Assistance médicale gratuite) à destination de ses administrés les plus démunis. L’initiative fait rapidement boule de neige et inspire d’autres conseils départementaux. La Haute-Saône, la Charente, la Charente-Maritime… lui emboitent notamment le pas. Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, crée en 2000 la CMU (Couverture maladie universelle) qui étend les dispositifs existants, imaginés par les Départements, à l’ensemble du territoire national et les rend, de fait, caducs. « La mesure répondait à une réelle utilité sociale. Mais une partie de la population française, légèrement au-dessus des plafonds de revenus, ne pouvait pas en bénéficier », explique Jacky Dufourcq. « Nous avons alors proposé un dispositif d’assurance spécifique, à la demande du président du Conseil départemental de la Haute-Saône », se souvient le fondateur d’APS Prévoyance.

Ce dernier prend également conscience « que toute une frange de la population française "se retrouvait sous les radars" et ne bénéficiait pas d’un accès aux soins, pour des raisons financières ou en raison d’une grande détresse sociale ». Un constat qui l’amène à des modifications progressives du mode de gouvernance d’APS Prévoyance, agréée ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale) et labellisée Lucie, le label de référence en RSE (Responsabilité sociétale des entreprises), en 2018.

« C’est dans notre ADN de venir en aide »

Autre satisfaction pour Jacky Dufourcq, celle de voir l’offre ACS (Aide au paiement d’une complémentaire santé) conçue par APS Prévoyance, être sélectionnée par le ministère de la Santé. « Tout cela est le fruit d’un long cheminement qui nous a amenés d’une position d’assureur "classique" jusqu’à celui de premier courtier d’assurances reconnu d’utilité sociale », se réjouit aujourd’hui Jacky Dufourcq. La création d’un fonds de dotation, APS Solidarité, dédié à des actions en faveur des plus démunis « et destiné à l’origine à nos seuls adhérents, découlait du même esprit », note son président : « C’est dans notre ADN de venir en aide. »

Alimenté par des fonds privés (entreprises et particuliers), ce fonds porte des projets solidaires, à l’image du Plan B-cane, dont l’objectif est de collecter des fauteuils roulants pour les personnes à mobilité réduite. Si la prise en charge financière des fauteuils est bien couverte par l’assurance maladie, « le délai de traitement des dossiers administratifs est souvent long : entre trois et quatre mois », observe Jacky Dufourcq. D’où l’idée de récupérer ces matériels médicaux usagés, jusqu’alors destinés à la découpe et la revente comme ferraille. Une fois remis en état par l’association bucco-rhodanienne Atol, via son atelier d’insertion à Châteaurenard, les fauteuils sont mis à disposition d’handicapés ou de personnes âgées qui en ont besoin. APS Solidarité dispose désormais d’une cinquantaine de fauteuils roulants (dont  six électriques), qui ont retrouvé une seconde vie et facilitent la vie quotidienne de leurs utilisateurs.

Chiffres clés :

- 50 000 bénéficiaires
- 44 000 adhérents
- 49 salariés
- 10 collaborateurs en insertion recrutés en 2020

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