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Amelia Tavella réalisera le futur groupe scolaire de Cabriès

Attachée à une éthique poétique, l'architecte Amelia Tavella a imaginé un « bâtiment-fossile » et adopté une architecture de restanque pour le futur groupe scolaire du Piton de Cabriès, dans les Bouches-du-Rhône, dont elle a remporté le concours pour la maîtrise d'œuvre.
Amelia Tavella réalisera le futur groupe scolaire de Cabriès
D.R. - Chiffré à 7,5 MEUR, le groupe scolaire de 2 900 m2 s'étendra en restanque avec presque 10 000 m2 d'espaces extérieurs.

Architecture Publié le ,

Distinguée en 2016 du prix de la jeune femme architecte (de moins de 40 ans) décerné par l'Arvha (Association pour la recherche sur la ville et l'habitat), Amelia Tavella, installée à Aix-en-Provence, mais qui opère aussi sur sa Corse natale ainsi qu'à Paris, enchaîne depuis projets, réalisations et associations remarqués (Tangram, Rudy Ricciotti).

Cette architecte, qui a déjà signé une école « éco-responsable » très joliment enracinée dans le paysage naturel d'un petit village de l'île de beauté, a été ainsi déclarée lauréate (avant le confinement) du concours restreint pour la maîtrise d'œuvre de la démolition et de la reconstruction sur place du groupe scolaire de Cabriès. Dans sa proposition pour cet établissement situé en contrebas du fameux Piton qui caractérise cette petite commune des Bouches-du-Rhône et qui le surplombe donc, celle-ci a adopté une architecture simple de restanque et imaginé un « bâtiment-fossile », explique-t-elle, qui épouse le site et s'efface dans le paysage.

Un étagement symbolique

Composé de deux plateaux qui se superposent en partie et qui serpentent sous la végétation des toits, cet étagement sert « la symbolique d'une ascension en savoirs et en âges, avec la maternelle blottie en bas dans le giron de la vallée tandis que l'élémentaire regarde l'horizon des champs et des bois ». Faisant principalement appel à la pierre et aux matériaux nobles, et tenant compte de la topographie escarpée, son projet se veut également comme une ruelle, une ligne protectrice, en lien avec le village. L'architecte a notamment proposé d'élargir la vocation de la salle d'évolution de l'école en la transformant en un espace scénique et un amphithéâtre ouvert sur le quartier.

Enfin, fidèle à sa volonté de toujours mêler de l'art à l'architecture, Amelia Tavella a demandé à l'artiste Pauline Guerrier de réaliser la sérigraphie de la façade vitrée de cet espace particulier.

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