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Alpes-Maritimes : la reprise des chantiers sur de bons rails

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Alpes-Maritimes : la reprise des chantiers sur de bons rails
D.R. - Le Campus Sud des métiers de la CCI 06 fait partie des chantiers emblématiques relancés.

Grâce à la mobilisation des partenaires publics et privés, plusieurs centaines de chantiers publics ont été identifiés pour permettre la remise en marche du BTP.

« L'Etat et les collectivités sont très à l'écoute. Le dialogue avec nos professions fonctionne d'autant qu'il y a une volonté partagée d'assurer la reprise et la continuité de l'activité du BTP dans le strict respect des contraintes sanitaires », souligne Laure Carladous, présidente de la Fédération du BTP des Alpes-Maritimes. Dès le début du confinement renforcé, les pouvoirs publics et les organisations professionnelles se sont attachés, dans le département, à préparer les conditions de remise en route d'un secteur clé pour l'économie locale. L'action a été pilotée par un « Comité local de soutien à l'économie et d'appui aux entreprises de BTP », présidé par le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzales. Elle a consisté à identifier les difficultés et les blocages pouvant freiner la reprise mais aussi à recenser, avec les principales collectivités locales donneuses d'ordre, les chantiers publics qui participeront au redémarrage du secteur. Ce travail a débouché sur l'identification de plusieurs centaines d'opérations, classées en deux grandes catégories : les chantiers urgents et prioritaires et les chantiers de continuité économique.

Près d'un millier d'opérations recensées

« Nous sommes à ce jour à 820 chantiers identifiés dont 210 urgents et prioritaires et 610 de continuité économique. En suivant strictement les recommandations du guide sanitaire de l'OPPBTP [Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics, ndlr], en apportant des réponses en termes d'hébergement lorsque cela est nécessaire, 165 chantiers vitaux et 431 de continuité économique ont pu déjà se remettre en route. D'ici fin mai, 35 chantiers vitaux et 154 de continuité économique de plus viendront renforcer cette reprise » détaille Serge Castel, le directeur de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) des Alpes-Maritimes.

Ce dernier note également que les chaînes logistiques et les filières d'approvisionnement sont opérationnelles pour permettre cette relance. Le comité a en revanche classé en chantiers « difficiles » 10 chantiers vitaux et 25 de continuité économique. Ces difficultés tiennent à l'exiguïté des sites, à la co-activité liée à la présence de plusieurs corps d'état, aux contraintes limitant l'extension des bases vie, etc. Pour ces opérations, il faudra du temps. Sur le terrain, le reprise est visible sur les chantiers phare du département (Campus de l'apprentissage, Ikea, etc.) alors que pour la majorité des opérations, les conditions du redémarrage sont en train de se mettre en place pour une reprise effective dans les prochaines semaines.


Lire aussi : La CCI Nice-Côte d'Azur relance le chantier du Campus Sud des métiers


Inquiétudes dans le privé

« Nous espérons que le modèle que nous avons mis en place dans le public va permettre au privé de suivre cette voie », analyse Serge Castel. Pour ce secteur en effet, les conditions de la reprise sont moins claires. « Il y a un point dur avec les maîtres d'ouvrages privés quant à la prise en compte des surcoûts, la gestion des réclamations et d'éventuelles pénalités pour sortir de la crise », constate Laure Carladous. On sait que la Fédération française du bâtiment a chiffré le surcoût lié au respect des protocoles OPPBTP à plus de 10%, répartis entre surcoûts directs (les mesures de protection sanitaires) et indirects, liés à la baisse de la productivité des opérations. Et elle a tiré la sonnette d'alarme sur l'impact dévastateur que pourrait avoir cette hausse sur un tissu d'entreprises dont le taux de marge moyen tourne autour de 2%...

L'organisation professionnelle prône des discussions au cas par cas, chaque chantier ayant ses particularités. « Le danger est pour les entreprises qui acceptent de redémarrer les chantiers sans garanties, de crainte de perdre leur marché. Il faut impérativement pouvoir redémarrer dans des conditions claires, en sachant qui paiera et combien », prévient Laure Carladous.




Rémy Mario
Journaliste

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