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Alpes-Maritimes : l'Eco-Vallée trace son futur

L'établissement public a jeté les bases de l'aménagement futur de la plaine du Var, en confiant de nouvelles maîtrises d'oeuvre urbaines à Architecture Studio (Parc Méridia) et François Leclercq (Grand Arénas). La Métropole a en revanche donné le clap de fin pour la consultation de l'îlot des Maraîchers, lancée en 2018.
Alpes-Maritimes : l'Eco-Vallée trace son futur
Leclercq Associés - Le delta habité de François Leclercq, entre la gare multimodale et le futur parc des expositions.

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Malgré la crise sanitaire et les incertitudes qui pèsent sur le futur des grandes opérations d'aménagement, la poursuite du développement de l'Eco-Vallée se précise. En fin d'année, l'établissement public a levé le voile sur l'évolution des deux grands secteurs d'aménagement de l'opération d'intérêt national niçoise. Dans la basse vallée du Var, entre l'actuelle ZAC Nice Méridia et le stade Allianz Riviera, c'est un groupement piloté par Architecture Studio (qui a signé le Palazzo Méridia dans l'Eco-Vallée), avec le paysagiste Topotek 1 et les bureaux d'études Merlin, Adret et Trafalgare, qui sera chargé de la maîtrise d'oeuvre urbaine de Grand Méridia. Une opération dont le nom a changé et qui devient « Parc Méridia ». Ce secteur d'aménagement, prévu dans le projet partenarial d'aménagement signé en 2019, s'étend sur une soixantaine d'hectares et englobera notamment le parc paysager de 20 hectares piloté par la métropole ainsi qu'une zone agricole au nord.


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A vocation urbaine, Parc Méridia accueillera des logements, des activités, des commerces et des services ainsi que des équipements publics. Par rapport à la consultation lancée début 2019 par l'EPA (23 groupements avaient répondu et la finale s'est jouée entre les groupements Architecture Studio, TVK et agence TER), la constructibilité a été légèrement réduite, à 589 000 m2 de plancher.

Concertation en 2021 pour Parc Méridia

Pour l'heure, seules les grandes orientations d'aménagement prônées par le groupement sont connues : une urbanisation en sillons d'est en ouest et une trame urbaine qui prolongera Nice Méridia, un lien fort du futur quartier avec le parc urbain de 20 hectares, un dialogue avec les espaces naturels et agricoles préservés de la plaine du Var... L'EPA et la Métropole Nice Côte d'Azur souhaitent en effet élaborer le projet d'aménagement en étroite concertation avec la population et cette concertation sera menée dès 2021. Le secteur devra également faire l'objet de la mise en place d'une ZAC pour permettre son urbanisation.

Si l'EPA a ainsi posé les premiers jalons de la poursuite de la ZAC Nice Méridia, la Métropole a par contre donné le clap de fin d'une autre consultation urbaine, dans le même secteur. L'îlot des Maraîchers avait en effet été lancé en septembre 2018 par la Métropole et devait accueillir, face au Campus des métiers de la CCI Nice Côte d'Azur et au quartier Joia Méridia, une opération mixte d'environ 30 000 m2. Après plus de ans deux d'attente, plusieurs auditions, une prorogation des offres, les candidats qui demeuraient en lice (quatre groupements de promoteurs et d'architectes) ont finalement été informés que ce projet était abandonné et que « les possibilités d'aménagement de ce secteur allaient être retravaillées en profondeur ». Une forte déception pour ces groupements, en raison notamment des temps d'études consacrés à ce projet.

Grand Arénas : le delta habité de François Leclercq

Plus de mixité, moins de minéralité, une prise en compte renforcée du risque inondation... Concepteur de l'aménagement futur de la ZAC du Grand Arénas (avec Base et Artélia et Franck Boutté Consultants) à la suite de Josep Lluis Mateo, François Leclercq propose de le structurer autour de ses deux futurs grands équipements - le parc des congrès et des expositions et le pôle d'échange multimodal - avec un vaste quartier mixte habité qui fera la liaison entre ces deux pôles de centralité. Une stratégie qui doit permettre de faire muter un quartier d'affaires monofonctionnel à l'origine (l'Arénas) en véritable pôle urbain, à fort rayonnement international.

Sur les principes d'aménagement, François Leclercq propose de retrouver « la forme primale du delta qui connectait le Var à la mer » et « de revenir à son écoulement naturel afin d'anticiper les risques de crues du secteur ». Cette approche de « delta habité » prendra la forme d'un archipel d'îlots étanches (des bâtiments surélévés) traversés par une trame d'espaces publics « creusés comme des rivières sèches » et capables d'accueillir les débordements d'eau si besoin. L'approche renforce la présence de la nature et les aménagements paysagers dans cette ZAC, avec une liaison verte entre le pôle d'échanges et le parc des expositions, contrairement à la vision de Josep Lluis Mateo qui prônait un parvis minéral. Le Grand Arénas devrait ainsi retrouver 41 % de pleine terre, soit 17 hectares contre quatre aujourd'hui et une dizaine d'hectares dans le projet Mateo. Pour cela, il faudra déconstruire les sols minéralisés (dalles, entrepôts, etc.) et instaurer une logique circulaire pour reconstituer les nouveaux espaces publics et les ouvrages de protection.

En termes de programmation, le Grand Arénas (49 hectares) est une ZAC de 750 000 m2, comportant 350 000 m2 de bureaux, 180 000 m2 de logements, 10 000 m2 de commerces, etc.

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