AccueilTerritoiresAix-Marseille Provence : le Schéma de cohérence territoriale s’ouvre au public

Aix-Marseille Provence : le Schéma de cohérence territoriale s’ouvre au public

La Métropole Aix-Marseille-Provence lance la concertation publique autour du projet d’aménagement et de développement durables de son futur Schéma de cohérence territoriale (Scot).
Pascal Montécot, vice-président d’AMP délégué à la transition énergétique, au Scot et à la planification.
W. Allaire - Pascal Montécot, vice-président d’AMP délégué à la transition énergétique, au Scot et à la planification.

TerritoiresBouches-du-Rhône Publié le ,

Après quatre ans de travail en coulisses entre élus et techniciens des territoires, le Schéma de cohérence territoriale (Scot) de la Métropole Aix-Marseille-Provence (AMP) effectue sa première sortie dans l’arène démocratique. Ce document qui doit servir de matrice à la stratégie d’aménagement du territoire métropolitain pour les deux prochaines décennies passe au filtre d’une concertation publique à partir du 17 janvier et ce jusqu'au 4 février 2022.

Infographie | Quels défis attendent le Scot métropolitain ?

Trois grands enjeux en tension

Au fil de sept réunions publiques organisées en visio, l’intercommunalité présentera le projet d’aménagement et de développement durables (PADD) de ce document stratégique. « Il s’agit de la feuille de route du projet politique qui porte le Scot », expose Pascal Montécot, le vice-président d’AMP délégué à la transition énergétique, au Scot et à la planification. Basé sur le diagnostic élaboré avec les six conseils de territoire, « ce PADD dessine la cartographie du développement territorial à l’aune des grands enjeux qui structurent le quotidien des habitants : logement, mobilité, emploi, commerces, inclusion, environnement, transition énergétique... », indique Laetitia Berthier-Flandin, la directrice de la stratégie et de la cohérence territoriale de la métropole AMP.

Autant d’enjeux transversaux qui irriguent le territoire XXL d’AMP (3 173 km2, soit six fois la superficie du Grand Lyon), conditionnant son attractivité. « A travers le Scot, il s’agit de concilier attractivité du territoire, préservation du cadre de vie et valorisation des ressources naturelles », égrène Pascal Montécot, également maire de Pélissanne. Des ambitions soumises à des pressions parfois antagonistes comme l’engouement pour la maison individuelle. Une demande accentuée par la crise sanitaire qui percute de front l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) inscrite dans la loi Climat et Résilience du 22 août 2021. « Depuis dix ans, cette dynamique périurbaine induit une désaffection des villes centres au profit des petites communes. Ce phénomène d’urbanisation en tache d’huile doit être freiné », avance Laetitia Berthier-Flandin.

Le ZAN en ligne de mire

Ce grignotage s’effectue la plupart du temps au détriment des terres agricoles, notamment dans les secteurs soumis à une forte pression immobilière comme le pays d’Aix. Anticipant les prescriptions de la loi Climat, le Scot prévoit de réduire de moitié la consommation de foncier à l’horizon 2030. « On anticipe le calendrier légal qui prévoit d’interdire l’ouverture à l’urbanisation des zones à urbaniser des plan locaux d’urbanisme (PLU) si les Scot ne sont pas conformes aux objectifs de la loi Climat », explique la technicienne d’AMP. Et en 2027, la sanction sera encore plus draconienne puisque la délivrance des permis de construire ne sera plus autorisée dans les communes ou intercommunalités dotées de PLU « non résilients ».

La concertation qui s’ouvre sera donc l’occasion de débattre des enjeux de cette réforme qui suscitera, à n’en pas douter, de nombreux débats chez les maires... et leurs administrés. Pour Pascal Montécot, les prochaines semaines seront justement l’occasion de « réflechir tous ensemble à ce changement de paradigme dans l’aménagement ». Une évolution symbolisée par le succès des listes écologistes lors des dernières élections municipales dans les principales métropoles du pays.

Après la phase de concertation, le Scot retournera dans l’hémicycle du Pharo. « En mai, le conseil métropolitain débattra du PADD qui sera nourri des contributions des acteurs du territoire », précise Pascal Montécot. Suivront deux années de brainstorming, avec l’étape obligée du document d’orientations et d’objectifs (DOO), une démarche pilotée par l’agence E.A.U, membre du groupement d’assistant à maîtrise d’ouvrage* (AMO) qui accompagne AMP depuis 2017 dans l’élaboration du document. « On espère voter l’arrêt du projet de Scot fin 2023 en vue d’une approbation définitive fin 2024, avant le terme de la mandature », déroule l’élu.

* Le groupement d’AMO retenu fin 2017 associe l’agence Devillers & Associés (mandataire), l’urbaniste Jérôme Dubois, les agences E.A.U. et Institutions & Projets.

Un site web dédié au Scot

Afin d’identifier précisément les besoins et les enjeux, au regard des forces et des faiblesses du territoire, une première phase de diagnostic - global et environnemental - a été conduite ces deux dernières années. Une synthèse de celui-ci est consultable en ligne.

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