AccueilTerritoiresAix-Marseille Provence : 3,5 milliards d'euros pour en finir avec le tout voiture

Aix-Marseille Provence : 3,5 milliards d'euros pour en finir avec le tout voiture

La Métropole Aix-Marseille Provence s’apprête à lancer une dizaine de grands chantiers d’infrastructures de transports collectifs. Un plan de 3,5 milliards d’euros que l’Etat s’est engagé à soutenir avec une aide exceptionnelle de 1 milliard.
BHNS, tram’, métro… une dizaine de grands chantiers vont être lancés.
Métropole Aix-Marseille Provence - BHNS, tram’, métro… une dizaine de grands chantiers vont être lancés.

TerritoiresBouches-du-Rhône Publié le ,

La mobilité est l’un des rares dossiers à faire consensus chez les élus de la Métropole Aix-Marseille Provence. Alors que la deuxième ville du pays est régulièrement épinglée pour ses bouchons à rallonge faute d’un réseau de transport collectif efficient, les difficultés de déplacement ont incité l’institution à dégainer en urgence au lendemain de sa création en 2016 un « agenda de la mobilité ».

Gravée dans le marbre d’un plan de mobilité métropolitain voté le 16 décembre 2021, cette feuille de route bas carbone recense jusqu’à 7 milliards d’euros d’investissements en transports (tous modes et tous maîtres d’ouvrages confondus) d’ici 2030. La moitié de cette enveloppe sera fléchée vers les transports en commun : métro, tramway, bus à haut de service (BHNS) et pôles d’échanges multimodaux. Avec une ambition : permettre à un habitant sur deux du territoire métropolitain de vivre à moins de 500 mètres d’un arrêt.

L’Etat octroie une aide de 1 Md€

Plombée par une dette record (plus de 2 Mds€), l’EPCI (Etablissement public intercommunal) qui doit prendre en charge les deux-tiers de la facture (4,6 Mds€) va pouvoir compter sur le soutien de l’Etat. Concrétisant les annonces du plan « Marseille en grand » du président de la République, le Premier ministre Jean Castex est venu à Marseille juste avant Noël la hotte pleine d’un milliard d’euros pour financer ce chantier XXL. Cette aide qui comprend 256 millions d'euros de subventions et 744 millions d'avances remboursables est destinée à lancer dix projets prioritaires dont l’automatisation du métro marseillais, la création et/ou l'extension de quatre lignes de tramway et cinq lignes de BHNS. Le déblocage de cette enveloppe est assorti d’une condition : la Métropole doit s’engager à renforcer la desserte des quartiers nord, grands oubliés des extensions du réseau de transport collectif en site propre (TCSP) réalisées au cours des deux dernières décennies. Cette exigence qui répond à celle martelée par la municipalité de Benoît Payan se décline à travers deux projets emblématiques : la création d’une ligne de tram’ vers la Belle de Mai et la mise en oeuvre de la prolongation de la ligne T3 vers la Castellane.

« Marseille en grand » : un milliard d’euros pour les transports

Ce renforcement de l’offre de TCSP accompagnera la mise en place de la zone à faibles émissions mobilités (ZFE-m) dans le centre-ville de Marseille. A partir de septembre 2022, la circulation des véhicules plus polluants sera progressivement interdite dans les quartiers qui entourent la Canebière.

Un GIP transports

La mise en œuvre de ces projets sera assurée par un groupement d’intérêt public (GIP). Présidée par Martine Vassal, la présidente de la Métropole, cette instance associe la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, les six principales communes concernées par les projets (Aix-en-Provence, Aubagne, Istres, Marseille, Martigues et Salon-de-Provence), les représentants du monde économique (CCIAMP et UPE 13) et des usagers (FNAUT). Son objectif ? Veiller à la bonne affectation des crédits sur les opérations identifiées comme prioritaires... une préoccupation cruciale dans un territoire réputé pour la lenteur d’avancement de ses grands chantiers d’infrastructures (L2, extension du tram’ rue de Rome, extension du métro vers Gèze...).

Le GIP étant appelé à ventiler la subvention de l’Etat, ce dernier détient la majorité des voix à son conseil d’administration (la Métropole détient 45 % des voix au CA du GIP et l’Etat 55 %). Chaque opération fera l’objet d’une convention spécifique de financement entre l’Etat et la Métropole.

Les autres projets

- Pôle d’échanges de Frais Vallon, St-Antoine et St-André
- BHNS Martigues-Port-de-Bouc
- BHNS B4 reliant les quartiers nord et est de Marseille
- Tramway Saint-Charles-Belle de Mai (les études préalables viennent d’être lancées).

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