AccueilTerritoiresAix : la place d’Albertas s’offre une cure de jouvence

Aix : la place d’Albertas s’offre une cure de jouvence

La ville d’Aix-en-Provence a confié à Vivian & Cie et à Terideal le soin de restaurer le sol et la fontaine de la place d’Albertas, joyau architectural du XVIIIe siècle niché en plein cœur du centre historique.
La place d'Albertas, au coeur du centre-historique d'Aix-en-Provence va être rénovée.
W. A - La place d'Albertas, au coeur du centre-historique d'Aix-en-Provence va être rénovée.

TerritoiresBouches-du-Rhône Publié le ,

Une fontaine au charme suranné posée de guingois au milieu d’une petite place à la calade fatiguée où poussent des herbes folles dès la pluie tombée... et juste devant un magnifique hôtel particulier dont seules deux des trois façades ont été ravalées : bienvenue sur la place d’Albertas, en plein cœur du centre historique d’Aix-en-Provence. Joyau du patrimoine architectural parmi les plus photographiés par les touristes, cette place dessinée en 1745 par Laurent et Georges Vallon sur le modèle des places royales de la capitale pour le compte du marquis d’Albertas va enfin bénéficier d’une cure de jouvence.

La place d’Albertas classée monument historique

Vingt-deux ans après son classement monument historique, la ville s’apprête à restaurer l’espace public de cette micro agora réalisée par un aristocrate de l’ancien régime. Sous la houlette de François Botton, architecte en chef des monuments historiques, Vivian & Cie (Marseille) s’occupera de la remise en état de la calade (montant du marché : 170 585 € HT). Terideal (Wissous, Essonne) prendra en charge la rénovation de l’élégante fontaine qui trône au beau milieu de la place depuis 1860 (montant du marché : 59 429 € HT).

La calade étirée sur la rue Espariat

Le projet en gestation depuis plus d’une décennie va consister à étirer la calade jusqu'à l’Hôtel d’Albertas, sur la rive nord de la rue Espariat. Exit le dénivelé qui séparait la place de la rue : celui-ci sera supprimé pour créer une unité spatiale entre les deux fronts bâtis. Les galets de la place, conservés, subiront un lifting méticuleux. De nouveaux, similaires aux existants, seront posés sur la partie de la rue Espariat qui ourle l’espace. La ville a évidemment prévu des aménagements spécifiques pour le déplacement des personnes à mobilité réduite. Le trottoir longeant l’Hôtel sera habillé d’un revêtement en dalles de pierres.

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La fontaine restaurée

La fontaine dont la vasque en fonte accuse le poids des ans sera restaurée. La vasque coulée dans les ateliers de l’Ecole des Arts et Métiers en 1912 sera remplacée par une nouvelle, calquée sur l’existante, à partir des fragments préservés. Alors que l’eau devient précieuse, la ville profitera de ce lifting pour moderniser l’alimentation de l’ouvrage qui passera en circuit fermé. Une opération source... d’économies d’eau. Le chantier d’un montant de quelque 600 000 € HT devrait durer près de douze mois.

La façade principale attend son ravalement

La place d'Albertas est située dans le centre historique, en bordure de la rue Espariat et en face de la rue Aude. Elle est née en 1745 de la volonté du marquis Jean-Baptiste d'Albertas qui n’hésita pas à faire démolir les maisons en face de son hôtel particulier pour créer cette place au décor rococo. Pour son dessin, les architectes Laurent Vallon et son fils Georges s'inspirèrent de la mode des places royales parisiennes de l'époque.

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La place est bordée de quatre petits hôtels à façades uniformes, dont les fenêtres sont ornées de balcons en ferronnerie : à la fin de la décennie 2000, les façades est et ouest de la place ont été restaurées par leurs propriétaires et ont pu bénéficier de subventions au titre du plan façade proposé par la ville ainsi que des différents dispositifs en vigueur pour la restauration du patrimoine historique. Les chantiers pilotés par François Botton ont permis de redonner leur teinte d’origine ocre aux façades et de remédier à l’usure des corniches en pierre de taille. Reste toutefois à traiter la façade principale, dont l’aspect terne et décati tranche cruellement avec celui de ses deux voisines latérales.

En mai 2016, un jugement en référé du TGI d’Aix avait donné l’autorisation à la ville de faire exécuter d’office les travaux de ravalement aux frais avancés des propriétaires. En clair, la ville réglait la facture aux entreprises avant de se la faire rembourser par lesdits propriétaires. Seul hic : pour obtenir le règlement de l’avance de frais, il convient de connaître les propriétaires. Or, après le décès de son propriétaire, la succession d’un des lots de l’hôtel particulier est toujours en instance, faute d’avoir réussi à identifier l’ensemble des héritiers.

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