AccueilTerritoiresAix-en-Provence lance sa charte du « bien construire »

Aix-en-Provence lance sa charte du « bien construire »

Après Marseille, la Ville d’Aix-en-Provence vient de se doter d’une charte « du bien construire ». Un document qui fixe une série d’engagements en matière de qualité architecturale, de typologie et de taille des logements.
Aix-en-Provence lance sa charte du « bien construire »
Semepa - A l’instar de sa voisine marseillaise, la Ville d’Aix s’est dotée d’une « charte du bien construire ».

TerritoiresBouches-du-Rhône Publié le ,

Cinq mois après la voisine marseillaise, la Ville d’Aix-en-Provence vient de mettre en place sa « charte du bien construire » (sic). Présentée aux élus (sans vote) lors du conseil municipal le 10 février, ce document d’une trentaine de pages déroule l’ambition urbaine et architecturale de la municipalité de Sophie Joissains au fil de neuf engagements qui traitent de sujets comme le rapport à l’environnement, la qualité paysagère, le patrimoine, etc.

La mesure la plus spectaculaire concerne la mixité des programmes avec la fixation du seuil de 1 000 mètres carrés à partir duquel toutes les opérations devront contenir au moins 25 % de logements sociaux et 15 % de logements en accession abordable (via le Prêt social location-accession ou le Bail réel solidaire). Une exigence censée répondre à l’inflation des prix dans la ville de Cézanne (145 000 habitants) qui voit les tarifs moyens dans le neuf dépasser les 6 300 €/m2, avec des pics au-delà de 10 000 €.

Aix-en-Provence : 25 % de logements sociaux pour les projets immobiliers d’au moins 1 000 m2

Tailles minimales

A l’instar de son homologue phocéenne, la charte aixoise reprend les surfaces minimum du Plan local d’urbanisme (PLU) pour les appartements : 30 m2 pour un T1, 45 m2 pour un T2, 65 m2 pour un T3 et 85 m2 pour un T4. La hauteur sous plafond de 2,70 m2 figure également dans le document, mais pour les pièces principales uniquement. Une obligation partielle qui donnera probablement des maux de tête aux architectes…

L’exigence de mixité s’applique également au mélange des fonctions dans les opérations : ces dernières devront « faire cohabiter habitat, commerces, activités ou équipements au sein d’un même bâtiment ». Cette quête s’appliquera notamment aux rez-de-chaussée qui pourront accueillir des logements spécifiques, des espaces de coworking ou de coliving, des laveries partagées, voire des locaux mutualisés…

Autres prescriptions sources d’aigreur pour les promoteurs : l’interdiction du cloisonnement des parkings « sauf à réaliser une cave par logement » et l’obligation de prévoir au moins 20 % de places de stationnement pour les visiteurs en surface. Des places que les promoteurs ne pourront évidemment pas commercialiser…

Mathilde Chaboche : « Un permis de construire, ce n’est pas un cadeau mais du service public ! »

Evaluer l’impact des travaux

Afin d’éviter tout malentendu, la Ville tend la main aux promoteurs en leur proposant d’engager un travail collaboratif avec ses services dès l’étude de faisabilité. Après le dépôt du permis de construire, les opérateurs seront invités à une sorte de grand oral devant la commission urbanisme de la Ville pour présenter des photos et/ou des perspectives depuis la rue permettant d’évaluer l’insertion architecturale et paysagère du projet. Le cas échéant, cette présentation pourra aller jusqu’à associer la Ville au choix des couleurs et des matériaux du futur immeuble.

Avant le lancement du chantier, le promoteur devra organiser une rencontre avec les services municipaux « afin d’évaluer collectivement les impacts des travaux ». Cette réunion sera l’occasion de vérifier que l’opérateur dispose de toutes autorisations nécessaires : accessibilité et desserte du chantier, occupation du domaine public, installation de grue, périodes d’approvisionnement et d’évacuation durant la phase terrassement, raccordement aux réseaux…

La charte prévoit par ailleurs une série de mesures relatives à la qualité des chantiers : aire de lavage pour les camions, limitation des émissions de poussière, protection des troncs d’arbre (via un périmètre protégé de 2 x 2 mètres), gestion des déchets…

A la livraison des programmes, la Ville se fend d’une recommandation un brin original : « Proposer l’organisation d’une inauguration festive en présence des habitants et des riverains de l’opération ».

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 25 mai 2022

Journal du25 mai 2022

Journal du 18 mai 2022

Journal du18 mai 2022

Journal du 11 mai 2022

Journal du11 mai 2022

Journal du 04 mai 2022

Journal du04 mai 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?