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Aérodrome Gap-Tallard : encore six possibilités d'implantation pour les entreprises

Hautes-Alpes Publié le - - Economie

Aérodrome Gap-Tallard : encore six possibilités d'implantation pour les entreprises
M.-F. Sarrazin - Le dernier terrain disponible sur l'aéropole a été vendu à HBG-HDF qui souhaitait étendre son activité de maintenance.

Alors que le Sivu (Syndicat intercommunal à vocation unique) Gap-Tallard vient de commercialiser le dernier terrain terrain disponible sur l'aéropole, il reste encore quelques disponibilités pour les entreprises aéronautiques sur l'emprise même de l'aérodrome, géré par le Département.

La commune de Tallard a été transfigurée en 30 ans. Ce village s'est mué en petite ville, étoffant considérablement son offre commerciale et de services, notamment autour de son aéropole et de sa zone d'activité économique. La présence de l'aérodrome n'est pas étrangère à ce succès et un tissu économique spécialisé dans l'aéronautique s'est formé, permettant même d'en faire une filière d'excellence dans le département.

Alors que le Sivu (Syndicat intercommunal à vocation unique) Gap-Tallard vient de commercialiser le dernier terrain disponible sur l'aéropole, quelles sont les possibilités pour les entreprises aéronautiques qui souhaiteraient s'implanter à Tallard ? Le maire Jean-Michel Arnaud se veut prudent sur le sujet : « Il faut d'abord consolider les entreprises présentes sur site et qui ont des besoins de développement, consolider les petites PME qui travaillent en réseau, comme Icarius, Beringer. Il faut savoir quelles sont les attentes des professionnels, quelle est la ligne que nous fixons sur le développement ultérieur de cet aérodrome, en intégrant l'environnement économique, et les populations, pour éviter, en ayant un développement mal maîtrisé, des contestations. »

Quelques opportunités se trouvent sur l'emprise même de l'aérodrome, géré par le Département. Un appel à candidatures a été lancé en janvier 2019 pour mettre à disposition cinq terrains destinés à la construction, sous forme d'autorisation d'occupation temporaire (AOT) d'une durée à déterminer. Lors de la dernière séance plénière du conseil départemental, l'un d'eux a été octroyé à la société de montage d'ULM G1 Saint-Eloi, qui a obtenu une AOT de 30 ans afin d'amortir ses investissements.

Des hangars, supports de panneaux photovoltaïques, proposés à la location

Une autre possibilité existe pour les entreprises désireuses de s'installer sur l'aérodrome de Gap-Tallard : la location de deux hangars dotés de panneaux photovoltaïques prochainement construits. Le Département a décidé de valoriser ses trois aérodromes grâce à des équipements photovoltaïques, que ce soit à travers la construction de hangars, d'ombrières ou en équipant les toitures existantes, départementales ou non. « Nous avons trouvé des panneaux qui ne posent pas de problème de réfléchissement nuisibles aux avions », confie Marcel Cannat, vice-président en charge des infrastructures. A Tallard, outre les deux hangars prévus, une ombrière ayant vocation à abriter des aéronefs sera érigée.

En septembre dernier, le Département a passé une convention tripartite avec la société Solstyce, spécialisée dans le développement, la conception, la construction puis l'exploitation de source d'énergie photovoltaïque, et avec EPI (Energie partagée investissement). Lors de la séance plénière du 4 février, une nouvelle étape a été franchie avec la constitution d'une société de projet sous forme d'une SAS et du pacte d'associé correspondant. « Le Département devient actionnaire de cette SAS, ce qui lui permet d'intégrer la gouvernance, de maîtriser le projet mais aussi de bénéficier d'une part de dividende sur 20 ans, au prorata de sa prise de capital. L'investissement se monte à 5 M€ », indique Marcel Cannat.

Une délibération en date du 12 juillet 2019 annonce « la construction de quatre hangars nouveaux avec une variante phasée à six, comprenant le dallage, les murs en bardage, et les portes d'accès spécifiques permettant à un aéronef de rentrer dans le bâtiment, de six à huit ombrières, et l'équipement d'une vingtaine de toitures existantes permettant de facto de rénover dans le coût de l'opération certaines toitures ».

Retrouvez dans un prochain numéro de TPBM l'interview du maire de Tallard, Jean-Michel Arnaud, sur sa vision du développement de sa commune. Cliquez ici pour plus d'informations sur nos offres d'abonnement, à partir de 20 €/an.




M.-F. Sarrazin
Journaliste

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