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Adapter la ville aux températures de demain : le Parc naturel régional du Luberon pose des capteurs

Alpes-de-Haute-Provence le - - Urbanisme

Adapter la ville aux températures de demain : le Parc naturel régional du Luberon pose des capteurs
PNRL - Trente capteurs de température viennent d'être posés à Cavaillon et Manosque.

Le 29 juin et le 1er juillet dernier le Parc naturel régional du Luberon a posé une trentaine de capteurs de température pour caractériser les îlots de chaleur urbains des villes de Cavaillon et de Manosque. Les mesures collectées devraient permettre d'orienter les décisions futures des élus mais aussi de tous les acteurs de la construction pour que les villes s'adaptent au changement climatique.

En juin 2019, les premiers capteurs de températures installés par le Parc naturel régional du Luberon (PNRL) dans la ville d'Apt ont enregistrés une température de 43 °C. Un record de chaleur estivale qui pourrait bien devenir la norme dans les villes du sud de la France. Pour caractériser les îlots de chaleur urbains* des grandes villes de son territoire, le PNRL a renouvelé l'opération il y a quelques jours à Manosque et Cavaillon où il vient de poser 30 capteurs de température, en partenariat avec la Maison de la météo et du climat des Alpes du Sud (qui fournit les capteurs), les services techniques communaux et le bureau d'études GeographR d'Avignon. « Ces appareils de mesure vont permettre d'enregistrer, durant toute la période estivale, la température heure par heure dans différents endroits des communes, dans des rue du centre-ville, des parkings ombragés, des parking bitumés sans arbre. A Manosque, 15 capteurs ont été posés : sur la Place du Terreau, récemment rénovée, près du canal de Manosque, au plan d'eau des Vannades, à la Maison de la biodiversité de la Thomassine, dans de l'habitat vertical. L'idée est de mailler au mieux le territoire et bien sûr d'en tirer des enseignements », indique Nicolas Bouëdec en charge de l'écologie urbaine pour le PNRL.

« Il ne suffira pas de planter quelques arbres »

L'objectif est également d'apporter des données factuelles et de pouvoir ensuite orienter les élus et les techniciens, les architectes, les urbanistes, les paysagistes pour qu'ils aient des données concrètes au moment de réaménager les cœurs de ville par exemple.

« Les zones bitumées et très fréquentées par les voitures renvoient énormément de chaleur, ce n'est un secret pour personne. Concrètement, les solutions, pour que la ville de demain soit plus agréable passeront par l'apport de végétation, d'eau et moins de minéralisation. Ce sont en tout cas les premiers enseignements de l'expérience de l'an dernier menée à Apt et Pertuis. Dans les zones commerciales, les rues bitumées, les températures grimpent très haut et la chaleur est restituée la nuit ».

Il anticipe : « demain il ne suffira pas de planter quelques arbres, il faudra organiser de vrais grands espaces verts et moins imperméabiliser les sols ». Conscient que la prise de conscience est amorcée dans la société, le PNRL estime qu'il est de « sa responsabilité désormais de l'amplifier et de mobiliser décideurs, associations, citoyens, entreprises, autour des enjeux et des conséquences des changements globaux. L'anticipation du changement climatique devra être au cœur de la future charte du parc, dont la révision vient de commencer. »

Au mois de septembre les capteurs seront démontés et les relevés seront analysés et comparés aux mesures réalisées durant l'été caniculaire de 2019, dans les villes d'Apt et de Pertuis en partenariat avec le GREC-Sud (Groupe régional d'experts sur le climat en région Provence-Alpes-Côte d'Azur). Une restitution sera organisée à l'automne.

* Les îlots de chaleur urbains sont des élévations localisées des températures, particulièrement des températures maximales diurnes et nocturnes, enregistrées en milieu urbain par rapport aux zones rurales ou forestières voisines, ou par rapport aux températures moyennes régionales. Causés notamment par la morphologie urbaine, les activités humaines, la nature et la couleur des revêtements et la place du végétal, ce phénomène a un impact sur la température en ville.




Hélène Saveuse
Journaliste

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