Fermer la publicité

[Acteurs du Vaucluse] "En 3 ans, on a créé près de 200 emplois dans l'aéronautique"

Vaucluse le - - Economie

[Acteurs du Vaucluse] "En 3 ans, on a créé près de 200 emplois dans l'aéronautique"
A. Ricci - Michaël Denis, directeur de la prospection de l'Agence de développement économique de Vaucluse

Comment se porte l'économie en Vaucluse ? Pour répondre à cette question, Alain Ricci, notre journaliste basé à Avignon, est allé à la rencontre des forces vives de ce département pour dresser le portrait d'un département encore en mutation. Cette semaine, Michaël Denis, directeur de la prospection de l'Agence de développement économique de Vaucluse a répondu à nos questions.

TPBM : Qu'entendez-vous par filière aéronautique ?
Michaël Denis : Il y a encore trois ans, cette filière existait en Vaucluse, mais elle n'était pas valorisée. Il y avait pourtant des entreprises qui étaient des sous-traitants de grands donneurs d'ordre régionaux (Airbus Helicopters) ou des entreprises qui avaient développé leurs propres solutions sur de l'aviation légère, sur des ULM*, etc. Le pôle de compétitivité Pégase avait lancé sur l'ensemble de la région une étude pour identifier les sites aéronautiques qui avaient les plus forts potentiels de développement. Et c'est sur l'aéroport d'Avignon Provence qu'avaient été identifiés les développements les plus rapides et les plus importants dans le sens où il y avait de la disponibilité. On y a vu une opportunité de développement.

Les nouveaux services aériens, très différenciant par rapport aux autres activités aéronautiques, ont donc été au cœur de la stratégie du pôle de compétitivité Pégase : le travail aérien et les marchés d'avenir issus du travail aérien, car les aéronefs (hélicoptères, ULM, drones) évoluent, de même que les systèmes embarqués sur les aéronefs. Il existe trois pôles de compétitivité aéronautique en France : Aerospace Valley (Midi-Pyrénées-Aquitaine), ASTech (Ile-de-France) et Pégase (Paca). Il fallait se différencier sur le Technopôle Pégase Avignon : qu'est-ce qu'on peut faire avec un aéronef à part transporter des passagers ? Ce sont ces nouveaux services aériens qu'on essaye d'identifier et de quantifier et sur lesquels on essaye de positionner des acteurs, soit qui n'ont pas pris conscience qu'ils étaient capables de toucher ces marchés-là, soit qui sont déjà positionnés sur le travail aérien, mais qui sont sur des marchés classiques d'épandage, de sécurité.

Quel est le poids de cette filière dans l'économie vauclusienne ?
Il existe des objectifs départementaux annoncés par le pôle de compétitivité Pégase : création de 1.000 emplois entre 2011 et 2021. En 3 ans, on a créé autour de 200 emplois. Les entreprises vauclusiennes qui étaient sur cette filière n'étaient pas exclusivement sur cette filière : mécanique, usinage, chaudronnerie. Il existe aussi des entreprises purement aéronautiques comme un fabricant d'ULM, un fabricant de drones, une entreprise de maintenance aéronautique à l'aéroport.

Quel peut être l'avenir de cette filière en Vaucluse ?
C'est une filière qui est en train de se structurer. C'est une nouvelle filière d'activité, car on parle de nouveaux services aériens. Il faut faire un gros travail d'élaboration et d'émergence des besoins, puis ouvrir aux entreprises les portes des donneurs d'ordre qui ont des besoins, mais qui n'ont pas forcément identifié la solution idéale (mini-drone, drone longue endurance, hélicoptère, ULM, satellite, aviation légère…). Le développement de la filière passe par l'aménagement du reste de la zone Nord du Technopôle Pégase sur l'aéroport d'Avignon. Le phasage est calé : on a fini la tranche 0 (le bâtiment d'accueil).

La prochaine étape vise à aménager les terrains au Nord-Ouest de l'aéroport, qui permettront l'accueil de projets industriels de plus grande ampleur, et proposer des solutions pérennes aux PME qui sortiront de l'hôtel d'entreprises. Aujourd'hui, on se rend compte que la pépinière est quasiment pleine. Il va falloir changer de cible. Jusqu'à présent on faisait venir des entreprises en création, des entreprises qui avaient des projets de développement, qui avaient besoin de bureaux, de hangars. La prochaine étape, ce seront des projets industriels avec des fabricants d'aéronefs légers ou des fabricants et intégrateurs de systèmes embarqués.

*Planeurs ultralégers motorisés.

La suite de l'interview dans le numéro 1084 de TPBM.

Pour aller plus loin :






Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

TPBM Semaine Provence Journal d'annonces légales et d'informations locales, économiques et judiciaires en PACA

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer