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A quoi ressemblera la station expérientielle des Orres ?

Pour promouvoir la pratique des sports de pleine nature, la station connectée de l'Embrunais va proposer en 2023 un outil innovant mêlant simulation, apprentissage et amélioration des performances.
A quoi ressemblera la station expérientielle des Orres ?
M.-F. Sarrazin - Le pôle expérientiel, à 1800, peut être comparé à un « Futuroscope de la montagne ».

TerritoiresHautes-Alpes Publié le ,

Depuis quelques années, des études pointent le désintérêt progressif pour le ski, en particulier chez les jeunes. Les pratiques, les attentes, le climat ont évolué ; les stations doivent s'adapter ; il en va de leur survie.

Les Orres se posent comme station-pilote de la montagne de demain, tant sur le plan de la transition énergétique que sur la diversification de l'offre et la conquête de nouvelles clientèles à travers l'innovation. Elle porte un projet de station expérientielle (12 M€) pour promouvoir les sports de pleine nature, reconquérir les jeunes et les publics percevant les activités de montagne comme inaccessibles ou peu attractives.

La station expérientielle, qui devrait ouvrir en 2023, repose sur trois composantes inextricablement liées. La première, le pôle expérientiel, situé à 1800, à côté d'un nouveau parking enterré de 450 places et d'une résidence de tourisme de 550 lits, pourrait être comparé à un « Futuroscope de la montagne », selon le maire des Orres, Pierre Vollaire. Cet ensemble cylindrique d'une cinquantaine de mètres de diamètre abritera un ensemble de simulateurs et de dispositifs de réalité augmentée permettant à tous les publics de tester les activités de plein air proposées en station et dans la vallée, en toute sécurité : le ski, le vélo, le rafting, le kitesurf, la luge, le parapente, le wingsuit... Le but : faire ressentir en virtuel pour amener à pratiquer en réel. « On ira du débutant au confirmé, pour ne pas faire peur », prévient Pierre Vollaire. Ce pôle comprendra aussi un escape game montagne et, sur le toit, une partie dédiée à la présentation des actions de la station en matière de développement durable. Il vise entre 60 000 et 90 000 visiteurs par an.

Mesurer ses performances en temps réel

Deuxième composante : le pôle sport et innovation, situé à 1650, à côté de la gare de départ du télésiège de Pic vert, contigu au futur parking de 160 places réalisé sous le jardin d'enfants de l'Ecole du ski français. Cette structure, dessinée par les architectes Magali et Sylvain Baillon, marque la suite du parcours destiné à favoriser l'apprentissage des nouveaux pratiquants et l'amélioration des performances des plus aguerris voire sportifs de haut niveau, en lien avec fédérations, écoles, clubs et équipementiers. Au programme, ski et vélo sur tapis, ski latéral, home trainers connectés, salle de sport avec suivi physiologique connecté, cabine de cryothérapie, table de massage, salle hypoxie (simulation d'altitude avec équipements sportifs connectés et lits pour la nuit) et salle de débriefing, d'analyse de performance. Objectif : entre 9 000 et 10 000 pratiquants par an.

La troisième composante est directement liée à la précédente. Le domaine expérientiel consistera à équiper les pistes et spots d'entraînement ski et VTT de caméras, capteurs et chronomètres pour mesurer ses performances en temps réel. L'outil est destiné à l'amélioration des performances des athlètes mais aussi au grand public, pour le plaisir, le défi et le partage de ses prouesses avec sa communauté (5.000 nouveaux pratiquants par an).

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