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Dix groupements en lice dans le cadre de la consultation urbaine métropolitaine

le - - Territoires

Une dizaine de groupements pluridisciplinaires sont en lice dans le cadre de la consultation urbaine et territoriale lancée par la mission interministérielle pour le projet métropolitain.

La mission interministérielle pour le projet métropolitain a retenu dix groupements de concepteurs pluridisciplinaires dans le cadre de la « consultation urbaine et territoriale » lancée le 19 décembre dernier. Cette liste est très franco-française puisque l’on ne recense que deux candidatures étrangères : l’agence RSH-P, du « starchitecte » britannique Richard Rogers et l’agence berlinoise LIN de l’architecte allemand Finn Geipel.

La fine fleur des urbanistes

Les huit autres candidats regroupent la fine fleur des urbanistes français, au premier rang desquels plusieurs lauréats du grand prix national de l’urbanisme : Bernard Reichen (grand prix en 2005), le paysagiste Michel Desvigne (auteur de la semi-piétonnisation du Vieux-Port de Marseille, grand prix 2011), David Mangin et son agence Seura (auteur du réaménagement du nouveau terminal de l’autoroute, près de la Porte d’Aix, grand prix 2008), Christian Devillers (grand prix 1998) et Frédéric Bonnet, patron de l’agence Obras (grand prix 2014). Les autres candidats en lice sont l’architecte-urbaniste breton Philippe Madec, l’agence Trévelo & Viger-Kohler (Paris) et l’agence INterland (Villeurbanne) qui planche actuellement sur la définition du plan guide la vallée de l’Huveaune.
Le jury se réunira les 31 mars et 1er avril prochains pour retenir trois équipes. La sélection se fera d'après les critères suivants :
les références des candidats (45%), l’expérience dans la conduite de projets territoriaux intégrés à la grande échelle (35%) et l’expérience des démarches collectives associant étroitement élus, acteurs et grand public (20%).

3 équipes retenues le 1er avril

Les trois groupements lauréats mèneront des études en parallèle jusqu’à la fin de l’année 2015 (montant du marché : 400 K€ TTC). Ils devront proposer des scénarii d’aménagement et de développement de la future métropole Aix-Marseille-Provence qui sera mise en orbite le 1er janvier 2016 (93 communes, 1,835 million d’habitants pour 3.173 km2).
La démarche qui n’est pas sans rappeler celle des anciens marchés de définition ne débouchera pas sur l’attribution d’un marché de maîtrise d’oeuvre.

Un comité de pilotage

L’ensemble de la procédure sera supervisé par un comité de pilotage regroupant les collectivités (Région Paca, ville de Marseille, Epci...), la mission interministérielle, la Caisse des dépôts qui co-finance la démarche et des représentants de la société civile issus du « conseil des partenaires » (les chambres consulaires). Ce comité de pilotage « politique » sera épaulé par une « régie collective technique » associant les techniciens de l’Etat et des collectivités ainsi que des agences d’urbanisme.
* Les noms cités sont ceux des chefs de file des équipes.

W. A.

« Une gabegie » selon Maryse Joissains

« Une gabegie » selon Maryse Joissains-Masini. Après avoir longtemps pratiqué la politique de la chaise vide lors du travail de défrichage organisé par la mission Théry, boycottant notamment les trois conférences métropolitaines organisées successivement fin 2012, 2013 et 2014 à Marseille, la maire d’Aix a dégainé une nouvelle fois l’artillerie lourde pour dénoncer le dernier épisode de ce projet qu’elle qualifie de « monstropole » (sic). Et l’angle d’attaque cette fois est le coût (1,2 million d’euros) de la consultation urbaine. « 1,2 million, c’est le montant du budget annuel de l’Agence d’Urbanisme du Pays d’Aix », tonne l’édile dans un communiqué publié ce 24 février. Et de fustiger  « ce marché (...) qui représente un budget inconsidéré et va à l’encontre de l’intérêt du territoire ». Elle s’étonne « que l’on fasse appel à des opérateurs extérieurs alors qu’il  existe sur le territoire des agences d’urbanisme compétentes (AUPA et AGAM) qui connaissent le sujet et y ont déjà travaillé ». 
Regrettant qu’« aucun des présidents des six Epci n’ait été consulté », l’élue aixoise s’en prend à la mission interministérielle « qui n’a pas su mettre en place les conditions d’un travail commun et partagé».

W. A.

 




William Allaire
Journaliste

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