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Artisan « Dis-moi Céline » : les années ont passé... mais le savoir-faire est resté

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« Dis-moi Céline » : les années ont passé... mais le savoir-faire est resté
H. Saveuse - Céline Monnier maîtrise pleinement l'ensemble du processus, de la conception à la commercialisation.

Depuis quelques mois, Céline Monnier a repris le chemin de son atelier. Après plusieurs années à s'occuper de sa famille, la joaillière se lance un nouveau défi, celui de développer une activité viable de bijoutière-créatrice en campagne.

Bercée par le tic-tac des montres suisses vendues dans la bijouterie familiale à Lausanne, Céline Monnier connaît bien le secteur de la joaillerie de luxe. Devenue bijoutière-joaillière, diplômée de l'Ecole technique de la Vallée de Joux, après un apprentissage de quatre ans, la jeune femme décide de partir « faire son expérience » à Zurich, puis à Stuttgart en Allemagne, avant de revenir un temps travailler dans la bijouterie familiale. Mais l'expérience tourne court. « Avec mon père, nous n'avions pas la même conception du métier. Lui n'était pas joaillier, mais il savait parfaitement comprendre les besoins des clients. Aujourd'hui encore, grâce à lui, je sais mettre au second plan mon envie créatrice pour répondre aux besoins des clients. »

En 1994, à 22 ans, l'envie de créer loin des standards de la bijouterie en série et la volonté de fonder une famille l'emmènent en Corse-du-Sud à Sartène. Là-bas, elle ouvre une microentreprise et se lance dans la création de bijoux uniques et de couteaux corses. Huit ans plus tard, sa famille l'entraîne vers une nouvelle destination, les Alpes-de-Haute-Provence. Se pose alors la question de la viabilité de son activité en zone rurale. Elle installe d'abord son atelier au rez-de-chaussée de sa maison, pour ne pas perdre la main, et assure ses revenus avec des mi-temps en animation. Une expérience constructive qui lui ouvre la porte des bijoux fantaisies.

Le recyclage, pour un bijou éthique et abordable

« Je me suis réinscrite à la Chambre des métiers et de l'artisanat en 2016, mais je ne me suis remise à 100 % dans mon activité que depuis le mois de mai de cette année. Je commence à avoir des clients fidèles localement mais pour les salons, je dois créer des modèles accessibles à tous et qui soient en accord avec une certaine éthique. On oublie trop souvent que la base du métier de bijoutier est de retravailler la matière. » Or et argent recyclés, bouteilles plastiques remaniées cohabitent avec des pierres précieuses comme les diamants, les émeraudes ou les saphirs, dans le petit atelier de la joaillière.

Aujourd'hui, Céline Monnier réalise la majeure partie de son chiffre d'affaires via sa boutique en ligne Etsy, qui lui permet de vendre ses créations à l'international. Mais elle n'abandonne pas l'idée de créer une boutique physique dans le cadre d'une association avec « Les Artisanes du Midi », un collectif de créatrices du département dont elle est l'une des membres fondatrices.




Hélène Saveuse
Journaliste

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