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Jean-Christophe Petrigny, président de la DLVA « Aller vers la transition écologique est, à mon sens, un objectif ambitieux»

Près d'un an après son élection à la présidence de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon, Jean-Christophe Petrigny évoque sa vision pour le territoire et les grands chantiers à venir.
« Aller vers la transition écologique est, à mon sens, un objectif ambitieux»
H. Saveuse - Jean-Christophe Petrigny est le président de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

TerritoiresAlpes-de-Haute-Provence Publié le , par

TPBM : Vous avez été élu le 9 juillet dernier en tant que président de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon, succédant ainsi à Bernard Jeanmet-Péralta. Un an après, quelle est votre vision de la DLVA ?
Jean-Christophe Petrigny :
La construction du territoire ne passe pas par un seul homme mais par l'ensemble de la communauté. L'une des priorités de mon mandat sera de prendre en compte les besoins de tous. Je ne veux pas d'entre-soi. C'est pour cette raison que nous avons lancé une grande consultation citoyenne en ligne qui s'est terminée fin avril.
Depuis 2016, date de la constitution de la nouvelle agglomération, nous avons géré les affaires un peu au fil de l'eau. Or, je souhaite fixer un cap à l'intercommunalité. Aller vers la transition écologique est, à mon sens, un objectif ambitieux. Une stratégie que nous avions déjà ébauchée lors du précédent mandat, dont j'étais, et je continue de penser qu'il s'agit de la direction à donner à la DLVA.

Quelles sont vos priorités ?
L'une des questions centrales est celle de la gestion des déchets. Aujourd'hui, nous ne sommes pas efficients : le tonnage des ordures ménagères n'a pas baissé, cette compétence revient de plus en plus chère si bien que cette année, nous allons être obligés d'augmenter la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. L'enfouissement ne peut plus être la seule solution. A l'avenir, je souhaite que nous soyons en capacité de traiter nos bio-déchets et compte sur la construction d'un méthaniseur d'ici deux ans. Il faudra aussi rendre le tri plus incitatif. Cela passera, fort probablement, dans un premier temps, par la mise en place d'une taxe mais cela pourrait ensuite aller vers des réductions qui bénéficieront à tous ceux qui trient.

Aller vers la transition écologique c'est aussi poursuivre le développement du projet d'envergure Hygreen. Mon but est d'ailleurs de le faire monter en puissance à l'échelle du département. Il faut savoir qu'aujourd'hui, tous les panneaux photovoltaïques installés dans les Alpes-de-Haute-Provence ne fonctionnent pas à pleine capacité. Nous pourrions les utiliser dans le cadre du projet Hygreen, créer de l'hydrogène vert grâce à de l'énergie verte et cela à l'échelle du département. En plus, utiliser l'ensemble des parcs solaires départementaux signifie en construire moins sur le seul périmètre de la DLVA, ce qui implique moins de consommation foncière. Par ailleurs, si le projet abouti - ce que nous souhaitons fortement - nous pourrons équiper notre flotte de véhicules en hydrogène comme celle de nos potentiels partenaires, je pense notamment à Provence Alpes agglomération et au Conseil départemental avec qui nous sommes déjà en lien.

Quels sont les grands chantiers à venir ?
Le plus gros chantier du mandat sera sans nul doute la construction du centre aqualudique de Manosque estimée à près de 15 M€ HT de travaux. Lancée par le précédent exécutif, il s'agit d'un vrai projet de territoire. Nous allons aussi voir la réalisation d'un pôle multimodal à La Brillanne. Le démarrage est prévu pour la fin 2021. Les entreprises ont déjà été sélectionnées. Concernant le pôle multimodal de Manosque, il a été repoussé à 2023 car nous devons totalement le revoir.

Il fut question de construire un nouveau siège pour DLVA et d'en changer le nom. Qu'en est-il aujourd'hui ?
L'agglomération est abritée dans les locaux de la ville de Manosque. Ce qui était une bonne idée lorsque Bernard Jeanmet-Péralta était maire de Manosque et président de la DLVA ne l'est plus forcément aujourd'hui. Nous nous sommes rendus compte que les habitants de l'intercommunalité ne connaissent pas les compétences de l'agglo. Avec cette entrée commune, place de l'hôtel de ville à Manosque, ils ne savent plus vraiment qui est leur interlocuteur. Nous devons apporter plus de clarté. Il faut dépoussiérer la mutualisation. C'est une volonté de l'ensemble des élus.
Donc oui, nous construirons certainement un nouveau siège mais nous n'en sommes qu'au début. Tout est à faire à ce sujet. Concrètement nous n'allons pas vers une démutualisation avec Manosque mais plutôt vers une re-mutualisation avec l'ensemble des communes du territoire de DLVA. C'était également une demande forte des élus intercommunaux.
D'autre part, nous avons aussi un souci de notoriété. C'est pour cette raison que nous avons imaginé un temps changer de nom mais ce n'est plus à l'ordre du jour, cela créerait de la confusion. Nous envisageons dorénavant une reprise du logo.

Quid du développement de la zone d'activité de Chanteprunier ?
Avec la construction d'Iter aux portes de Manosque, on nous avait promis l'arrivée massive de nouveaux habitants qu'il faudrait loger. Mais force est de constater que ce raz-de-marée ne s'est pas produit.
Le projet, élaboré en 2000 par la communauté de communes Durance Luberon Verdon comptait trois phases successives de développement de cette zone. Nous avons bâti un nouvel hôpital, une école internationale, le centre aqualudique, des logements et installés des services publics. Aujourd'hui nous terminons la première phase d'aménagement et je peux vous dire qu'à ce jour la phase 3 est tout simplement abandonnée. Le terrain sera rendu aux agriculteurs. Nous rendons également la main à la mairie de Manosque pour la deuxième phase. Des travaux de voiries sont prévus pour désenclaver la zone mais c'est la fin de son développement.

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