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Toulon : pilotage en comité(s) pour la rade du futur

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Toulon : pilotage en comité(s) pour la rade du futur
O. Réal - La rade de Toulon est appelée à accueillir de nouveaux bateaux de croisière.

La métropole Toulon Provence Méditerranée a installé le comité de pilotage du projet « De Mayol à Pipady : un concours pour l'avenir de la rade », lançant une vaste ambition de développement touristico-portuaire impliquant Toulon, La Seyne, Saint-Mandrier, et impactant l'économie environnante.

Le président de Toulon Provence Méditerranée (TPM), Hubert Falco, avait surpris tout le monde en annonçant le 4 décembre dernier l'abandon du quai croisière de 400 mètres initialement prévu et étudié dans le port de commerce, au profit d'une option alternative beaucoup plus ambitieuse, à partir des 36 000 m² de la parcelle Nord non utilisée de l'ancien Arsenal du Mourillon (ex-DCNS), en accord avec l'Etat et la Défense.

La surprise passée, l'option se confirme à la faveur de la mise en place du comité de pilotage du projet « De Mayol à Pipady : un concours pour l'avenir de la rade », réunissant la métropole, le ministère de la Défense, les deux préfectures, terrestre et maritime, la Région, le Département, les villes de Toulon, La Seyne, Saint-Mandrier, la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Var. Ayant eu la confirmation le 15 décembre par le contrôleur général des armées que le site jouxtant la Direction générale de l'armement peut être cédé aux collectivités et restitué à des activités civiles, la métropole a décidé d'avancer sur le projet parallèlement à l'instruction de l'achat proprement dit.

« Que peut-on imaginer de plus attrayant à aménager, de plus attractif qu'un secteur de bord de mer, de bord de rade ? Comparé aux surfaces contraintes à l'intérieur du port de plaisance dont on se serait contenté si l'opportunité de s'était pas présentée », a argumenté Hubert Falco.

Le président de TPM en a profité pour rappeler un principe qu'il a érigé en crédo : « ne jamais discuter un mètre carré de la Défense », assurant de la sécurisation et de la préservation des sites stratégiques du premier port de Méditerranée en la matière.

Futur de la rade

Fortes d'un dialogue permanent avec la Marine nationale, les collectivités locales ont prouvés ces dernières années leur intelligence de situation au regard des développements possibles sur des sites militaires rachetés, et entendent le poursuivre dans le cadre de ce nouveau projet qui s'avère majeur pour le développement des croisières sur Toulon, mais aussi pour l'ensemble de la rade, drainant nombre d'activités maritimes complémentaires. L'action va se situer sur le périmètre Mayol/Pipady, dont les atouts et les potentialités sur 36 000 m2 de bord de mer sont uniques, mais aussi plus largement à l'échelle du port de Brégaillon, de la Seyne-sur-Mer où la croisière monte en puissance, offrant une rare diversité d'options pour les armateurs, jusqu'à Saint-Mandrier dont le parc d'activités marines est désormais un fief du yachting professionnel. Un symbole également de la reconversion réussie d'un site de Défense sous l'impulsion des collectivités, en partenariat avec le privé.

Le nouveau positionnement toulonnais à travers ce grand projet est d'autant plus pertinent au moment où de nouveaux bateaux de croisières vont arriver sur le marché à l'horizon 2022, dont les choix de destinations vont être opérés dès 2020 par les armateurs, a expliqué le directeur des ports à la CCI du Var, Jérôme Giraud, de retour du Seatrade de Miami avec la délégation accompagnant le Var Provence Cruise Club. D'ores et déjà, deux géants mondiaux, Carnival et Disney Cruise Lines, semblent intéressés par Toulon. Une incitation de plus à suivre ce cap.

Le calendrier est d'ores et déjà fixé à 5 ans, à commencer par un comité technique qui doit être validé par le comité de pilotage afin de déterminer le cahier des charges du concours international concernant le futur de la rade. Prenant en compte les attentes exprimées par tous les acteurs concernés, ainsi que les connexions villes/rade, ce concours devrait être lancé d'ici la fin de l'année et les lauréats dévoilés un an plus tard. Suivront les appels d'offres et les travaux. Ce projet de nature à transformer l'ensemble de la relation avec la mer sur le périmètre défini est estimé à plus ou moins 150 millions d'euros impliquant le public et le privé. De quoi provoquer « l'effet waouh » inhérent aux beaux navires et belles destinations de croisières…




Olivier Réal
Journaliste

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