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Les petites douceurs de Jean-Marc Doucet

Alpes-de-Haute-Provence le 21 septembre 2017 - Hélène SAVEUSE - Artisanat

Les petites douceurs de Jean-Marc Doucet
H. Saveuse - Ronan Autret, directeur général adjoint, et Jean-Marc Doucet, directeur général de l'entreprise familiale.

Depuis bientôt 50 ans, la famille Doucet produit des confiseries à Oraison dans les Alpes-de-Haute-Provence. Pralines au sucre de canne, pâtes de fruits, un savoir-faire familial transmis de père en fils qui a largement dépassé les frontières départementales.

L’histoire des confiseries Doucet démarre en 1969. François Doucet, fils de confiseur, alors chef de fabrication dans l’entreprise Perl’amande (spécialisée dans la transformation de fruits secs) quitte son poste et décide de créer son entreprise. Avec sa femme Maggy, il s’installe au centre d’Oraison dans un ancien cassoir industriel d’amandes. Les premières pralines voient le jour. L’affaire est lancée. En 1972, François Doucet diversifie sa production et réalise des pâtes de fruits glacées en forme de fruits à l’abricot et à la poire pour se démarquer des produits de grande distribution. En 1980, l’entreprise compte déjà 15 salariés. En 1986, elle double sa surface de production. En 1992, Doucet est en contact avec des grands comptes notamment Decathlon pour qui il produit les barres de pâtes de fruits Aptonia, ou encore Gayelord Hauser et Bjorg Bonneterre et Compagnie. En 2004, François Doucet quitte l’entreprise, Maggy Doucet devient présidente et Jean-Marc Doucet, l’un des fils du fondateur, prend la direction générale.

Aujourd’hui, l’entreprise compte 65 salariés sur le site d’Oraison et 28 VRP* sillonnent la France et l’étranger à la recherche de nouveaux marchés. L’entreprise Doucet compte 300 références de produits et le chiffre d’affaires atteint les 9 M€. Les pâtes de fruits et les « Pralino » Doucet sont distribués dans 34 pays. En 2016, l’entreprise comptabilisait pas moins de 3 600 points de vente en France et à l’étranger.

L’export comme un outil de développement

Angleterre, Japon, Espagne, Italie, Allemagne, Belgique, Autriche, Corée, Russie, les gourmands n’ont pas frontières. Et pourtant chez les Doucet, le développement se conçoit en France. L’export ne représente que 15 % du  chiffre d’affaires de l’entreprise familiale. « Notre premier marché à l’international, nous l’avons concrétisé par opportunité en Belgique, puis rapidement nous avons eu des contacts au Japon. Les Japonais sont de grands consommateurs de chocolat, la Saint-Valentin est un vrai temps fort de consommation. Si nous sommes présents dans de nombreux pays, je reste convaincu que nous ne devons pas être dépendants économiquement de l’exportation. Elle représente un vraie opportunité de développement, nous avons d’ailleurs l’intention de mettre un pied plus fort en Asie mais nous gardons en tête que la diversification de nos stratégies de vente est notre force », précise Jean-Marc Doucet. Points de vente en « corner » dans des commerces sélectionnés, site marchand, produits à façon et boutique d’usine, l’entreprise Doucet multiplie les initiatives.

Des produits estampillés Provence

60 % de fruits de Provence, plus gros acheteur hexagonal d’amandes françaises (30 tonnes/an) dont 50 % sont provençales, Jean-Marc Doucet met un point d’honneur à ancrer son entreprise dans son territoire. Au côté d’entreprises locales, comme L’Occitane en Provence ou Perl’amande, et de la chambre d’agriculture régionale, Jean-Marc Doucet soutient un plan d’installation de producteurs d’amandiers en Provence.

* Voyageur, représentant et placier.

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