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Daniel Spagnou : « L'avenir viendra des partenariats et de la mutualisation »

Alpes-de-Haute-Provence le 04 mai 2017 - Hélène SAVEUSE - Collectivités territoriales

Daniel Spagnou : « L'avenir viendra des partenariats et de la mutualisation  »
H. Saveuse - Daniel Spagnou est maire de Sisteron depuis 1983.

Maire de Sisteron depuis 34 ans et élu à Barcelonnette 12 années auparavant, Daniel Spagnou est le doyen des élus des Alpes-de-Haute-Provence, en nombre de mandats. Il revient pour TPBM sur ses ambitions pour sa commune et sur les enjeux de la nouvelle intercommunalité Sisteronais-Buëch dont il est le président.

Vous êtes maire de Sisteron depuis 1983, que pouvez-vous souhaiter à votre commune que nous n’ayez déjà réalisé ?
Mon rêve avant de tirer ma révérence serait d’offrir à Sisteron une belle salle de spectacle. Nous avons sur la commune la salle de l’Alcazar qui peut accueillir 350 personnes, mais nous sommes parfois contraints de refuser des manifestations par manque de places. La construction d’une salle capable d’accueillir 500 personnes serait un plus pour Sisteron.

Les différents projets de mutualisation entre les départements des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence, pourraient placer Sisteron au centre des attentions. Quelle est votre stratégie pour tirer profit de la position centrale de votre commune ?
Sisteron est et a toujours été une plaque tournante économique et touristique. Aujourd’hui,  elle est desservie par l’autoroute et par une gare de chemin de fer, et avec la loi NOTRe*, le nouveau découpage, la fusion des intercommunalités sur trois départements ne fera qu’amplifier ce processus. Il y a 20 ans, le mot mutualisation était un gros mot. Aujourd’hui, on parle de mutualisation entre les collectivités, de partenariats public-privé. Mon sentiment est que dans nos zones rurales, la mise en commun, la mutualisation est un enjeu, un moyen de faire réussir nos territoires. A titre d’exemple, je citerai notre projet de SEM (Société d’économie mixte, NDLR) qui gère le parc d’activités « Val de Durance » et que beaucoup ont critiqué à sa création. Il s’agit d’un projet pionnier, créé en 1990, issu d’un partenariat public-privé. Il y a une majorité de collectivités, mais nous avons des partenariats avec des banques, Sanofi notamment. Il s’agit d’un partenariat gagnant-gagnant. En 15 ans, 1 158 emplois ont été créés sur le parc. Aujourd’hui, ce n’est plus l’Etat ni les collectivités qui créent de l’emploi, ce sont les entreprises. A mon sens, l’avenir viendra des partenariats, de la mutualisation.

Lors des dernières délibérations intercommunales, la majorité des communes de votre nouvelle intercommunalité Sisteronais-Buëch ont voté pour conserver la compétence urbanisme. La mutualisation est un enjeu fort mais reste difficile à mettre en œuvre concrètement ?
Nous avons bien avancé ensemble. Et je ne doute pas que nous continuerons à le faire. Oui, ce vote a créé des tensions. Oui, il retarde certains projets d’urbanisme notamment la révision des PLU (Plan local d’urbanisme, NDLR), des carte communales, mais ce désaccord  ne sera pas en mesure de briser nos projets de mutualisation et notre énergie collective.

Vous avez signé une charte pour soutenir l’économie locale et les entreprises artisanales avec la Chambre de métiers et d’artisanat de région Paca (CMAR Paca) et parallèlement, vous accompagnez activement le développement du parc d’activités « Val de Durance ». N’est-ce pas antinomique ?
Absolument pas. Ce qui ne fonctionne pas, c’est lorsque l’un est davantage développé que l’autre. Nous avons tenu à Sisteron à les développer parallèlement, et non l’un au détriment de l’autre. En ce qui concerne l’activité économique du centre urbain, nous avons une association de commerçants très dynamique. Nous terminons à peine les cinq premières années de notre Fisac** et sommes en train de préparer notre candidature pour le projet appel à projets Fisac (pour les 62 communes de l’intercommunalité, NDLR). Il faut également savoir qu’en juillet prochain, l’ensemble des communes de notre nouvelle grande intercommunalité entreront en Zone de revitalisation rurale (ZRR***).

* Loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République.
** Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce.
*** Les entreprises qui s’implantent en Zone de revitalisation rurale peuvent être exonérées des cotisations au titre des assurances sociales, des allocations familiales, ainsi que du versement transport et des contributions et cotisations au FNAL (Fonds national d’aide au logement), pour chaque salarié embauché pendant une durée de 12 mois à compter de la date d’effet du contrat de travail (au maximum, 50 salariés exonérés). Source Urssaff.

Retrouvez dans le numéro 1179, en date du 26 avril, notre dossier sur les ambitions de Sisteron.





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